La revue hebdomadaire des marchés au 16/01/2009 : BVMT : La deuxième semaine 2009 : c’est le rebond ?….





National : Les indicateurs macro restent bons ; Appui accru aux entreprises exportatrices……..
International : Avec la récession,  la cohérence revient en force…
International-Activité : «Les banques sont au cœur du financement des économies et lorsque leur situation financière ne leur  permet plus d’assurer cette mission, la croissance est compromise. C’est la raison pour laquelle, dans tous les pays, des plans de soutien au secteur bancaire ont été mis en place. Ces plans engagent les finances publiques mais le ralentissement de la croissance qui accompagnerait une paralysie du crédit serait potentiellement beaucoup plus coûteux». Cette «quasi-loi» se traduit par des pertes d'emplois aux Etats-Unis qui se sont élevées à 524 000 au mois de décembre, correspondant à un taux de chômage de 7,2%, contre un consensus de 7%. Il s'agit du taux de chômage le plus élevé depuis janvier 1993.
En 2008, la première économie mondiale aura supprimé pas loin de 2,6 millions de postes : «du jamais vu depuis 1945 quand elle en avait fait disparaître près de 2,8 millions» estiment les observateurs.
Les 524.000 suppressions nettes d'emplois du mois de décembre sont conformes aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 525.000 postes détruits. Le taux de chômage qui en résulte est néanmoins supérieur à leurs attentes, qui ressortaient à 7 %. Le ministère a en outre revu en forte hausse le nombre d'emplois perdus en novembre, à 584.000, au lieu des 533.000 initialement annoncés.
Cette «quasi-loi» a comme corollaire : «Le déficit de croissance dû à la crise bancaire résulte de plusieurs facteurs parfois concomitants l’éclatement d’une bulle boursière ou immobilière met les banques en difficulté mais réduit simultanément la richesse des autres agents économiques et pèse sur la consommation privée». C’est pourquoi il est difficile d’isoler exactement l’effet des crises bancaires. Dans le passé, et si on prend en compte l’ensemble des pays (y compris émergents) les crises ont duré, en moyenne, entre trois et quatre ans, ont entraîné une charge, pour les finances publiques, de 13 % du PIB et un déficit cumulé de croissance, sur la même période, de près de 20 %.
Avec 273.000 emplois supprimés en décembre, le secteur des services, qui représente plus de 80 % des emplois américains, compte pour plus de la moitié des postes perdus. L'industrie perd de son côté 251.000 empois. Les pertes d'emplois touchent pratiquement tous les secteurs d'activité, à l'exception notable de celui de la santé, qui a contribué à créer 32.000 emplois nets en décembre, et 372.000 depuis le début de l'année. Depuis le début officiel de la récession aux États-Unis, en décembre 2007, le taux de chômage américain a monté de 2,2 points de pourcentage
Aux Etats-Unis, les promesses de centaines de milliards supplémentaires ne feront pas plus que les 775 milliards de dollars qui  ont été déjà injectés dans l'économie américaine.... pour doper la confiance des investisseurs et les ménages, et relancer la demande intérieure.
A moins de quelques jour de sa prise de fonctions, Barack Obama dévoile les mesures qui seront mises en place dans le cadre du vaste plan de relance de l'économie qu'il compte mettre en place : la réduction d'impôts de 1.000 dollars pour 95% des ménages américains dans le but de stimuler leur consommation, et qui vise à inciter les ménages à dépenser et consommer plus, est conforme à son tempérament  de keynésien - démocrate. Avec des investissements, il se propose d’améliorer l'efficacité énergétique de deux millions de foyers américains et d’économiser des milliards aux consommateurs et aux contribuables. Une cohérence interne puissante, mais qui pourrait creuser le déficit budgétaire américain pourrait dépasser les 10% du Produit intérieur brut (PIB) lors de l'année fiscale en cours (qui prendra fin le 30 septembre) et qui risque de se heurter aux réticences des parlementaires républicains.
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Zone Euro : Le ministère fédéral Allemand de l'Economie anticipe une récession pouvant aller jusqu'à 3% dans le pays pour 2009. Le président de la Bundesbank, Axel Weber, a averti jeudi soir que l'économie allemande allait finir l'année 2008 dans une moins bonne situation qu'anticipé auparavant par la Banque centrale, ne commençant à se reprendre de l'élan qu'en 2010. A l’appui de ces estimations : les importations ont nettement faibli, de 5,6% d'un mois sur l'autre ». Une économie qui produit moins, importe moins.  Et au final, l'Allemagne, le premier exportateur mondial depuis 2003, voit son excédent commercial fondre d'un tiers environ. L'Allemagne est déjà en récession et la coalition d'Angela Merkel prépare un deuxième plan de relance. La Deutsche Bank pense que le pays pourrait signer cette année une contraction de son PIB susceptible d'atteindre 4%. Dans de telles conditions, le chômage pourrait doubler et toucher quelque six millions d'Allemands. L'Allemagne a été rattrapée très brutalement par la détérioration de l'économie internationale, qui affecte surtout son industrie fortement exportatrice.
En France, sur la période allant de septembre à novembre, la production industrielle de la France accuse ainsi une baisse de 3,8% par rapport aux trois mois précédents, et de 6,5% par rapport à la même période de l'année précédente, souligne l'Insee. L'activité dans la construction, secteur menacé par le ralentissement économique, semble pour l'instant résister (-0,2% en novembre, après -0,6% en octobre).
Au Royaume Uni, la production industrielle et manufacturière britannique a reculé plus fortement qu'attendu en novembre, un repli inquiétant et de mauvais augure pour les chiffres du PIB du quatrième trimestre, attendus à la fin du mois, selon les économistes. La chute de la production manufacturière sur le mois est la plus forte depuis 1985, et celle sur un an, depuis 1981, ont souligné les analystes. En tout état de cause, comme l'ont montré les précédentes enquêtes, les industriels semblent ne pas profiter de la chute de la livre sterling, qui avait frôlé le 31 décembre la parité avec l'euro, en raison de la dégradation de la conjoncture sur les principaux marchés d'exportation (notamment les USA et la zone euro) qui réduit la demande extérieure. Résultats des corse, le Produit intérieur brut s'est contracté de 0,6% au troisième trimestre 2008 et les chiffres du quatrième trimestre, qui seront publiés le 23 janvier par l'ONS, risquent d'être bien pires. Les experts de la Banque d'Angleterre (BoE) pensent à continuer d'assouplir la politique monétaire de leur maison. Celle-ci vient tout juste d'abaisser son taux directeur d'un demi-point, à 1,5%, un niveau jamais atteint depuis la création de la banque centrale britannique en 1694. Avec du taux zéro comme limite.


Tunisie :
Sur le plan macro-économique, «la Tunisie affiche une croissance saine et une inflation maîtrisée». La croissance du PIB est estimée à 5,1 % pour 2008 - un taux inférieur à celui enregistré en 2007 (6,3 %) mais qui reste «néanmoins solide, compte tenu notamment du ralentissement de l'activité dans la Zone Euro», le plus grand partenaire commercial de la Tunisie.
En outre, «malgré la flambée des prix des matériaux de construction et des denrées alimentaires, inflation s'est sensiblement ralentie pour atteindre 5 %», tandis que les autres pays de la région, comme l'Egypte ou la Jordanie, sont aux prises avec une inflation de plus de 12 %.
Au niveau du secteur bancaire, les indicateurs affirment qu'il a affiché, au cours de la même période, «des résultats spectaculaires avec des fondamentaux en constante progression en dépit de la conjoncture mondiale incertaine».
Le rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié en juillet 2008, constate quant à lui, que de «plus en plus d'efforts sont déployés en vue d'améliorer la viabilité des pratiques de prêt, et note une baisse des prêts irrécouvrables de plus de sept points de pourcentage depuis 2004».
En dépit du ralentissement de l'activité des marchés européens, «le tourisme, un des secteurs économiques clés de la Tunisie et deuxième plus grand employeur après l'agriculture, a montré une croissance régulière au cours des neuf premiers mois de 2008». Les recettes touristiques de la Tunisie ont augmenté de 9 % sur un an, pour atteindre environ 1,8 milliard de dollars sur les neuf premier mois de 2008.
Malgré la conjoncture mondiale incertaine, le gouvernement tunisien prévoit que « l'année 2009 prendra une bonne tournure et qu'elle sera fructueuse, souligne la publication », précisant que « le projet de loi de finances 2009 présenté récemment, a revu à la hausse les dépenses publiques, qui devraient atteindre plus de 12 milliards de dollars ».
Cette hausse de 12% devrait être en partie compensée par les flux d'investissements étrangers d'un montant de 1,75 milliards de dollars ainsi que par un taux de croissance du PIB estimé à 5 %.
L'inflation devrait quant à elle reculer à 3,5 %, «un taux plus propice à la poursuite du processus de privatisation et de libéralisation», conclut l'Oxford Business Group


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BVMT :
La bourse de Tunis a enregistré une performance positive en 2008, notamment,
* au niveau de l'indice Tunindex qui a progressé de 10,7 %, et un volume des transactions journalières estimé à 8,6 millions de dinars contre 3,7 millions de dinars en 2007».
* la contribution de la bourse au financement de l'investissement privé a enregistré une évolution de 32 %, tandis que les ressources mobilisées par le biais des augmentations de capital et des emprunts obligataires, se sont élevés à 650 millions de dinars contre 490 millions de dinars en 2007.
La capitalisation boursière s'est vue renforcée
* par deux introductions remarquables au marché boursier par celle de Poulina Holding Group (71 entreprises opérant dans divers secteurs) qui a suscité un vrai engouement, avec une offre souscrite 17,45 fois ramenant 760,591 millions de dinars de souscriptions, soit un record absolu dans les annales des introductions en bourse en Tunisie.
* de la société ARTES (concessionnaire de Renault et de Nissan) qui diffusait dans le public 30,18 % de son capital avec une capitalisation boursière de 263,4 millions de dinars.
Au niveau de l'année 2008,
* la capitalisation boursière a atteint 8301 millions de dinars contre 6527 millions de dinars en 2007 et 5491 millions de dinars en 2006 ;
* les transactions de blocs, la moyenne quotidienne des transactions est estimée à 5,1 millions de dinars contre 2,7 millions de dinars en 2007.
* la faiblesse des placements étrangers se limitent à 25 % de la capitalisation boursière et qui se caractérisent par leur stabilité.
* 80 % de ces placements sont détenus par des «actionnaires de référence dont notamment la Banque nationale de Paris (BNP), la Société générale française et Attijari Wafa Bank».
* la tendance qu'ont eu certains investisseurs étrangers, durant le dernier trimestre de 2008, à céder leurs titres s'explique par leur quête, voire par leur besoin pressent de lever de la liquidité sur le marché financier international.
* la campagne des communications financières menées par les grandes entreprises cotées en bourse, qui ont publié leurs bilans, permettant de rassurer les investisseurs.
* les bénéfices du premier semestre 2007 de la moitié des entreprises cotées en bourse ont évolué de plus de 10 %.
Jusqu'à ce jour, seules une cinquantaine d'entreprises sont cotées en bourse outre 76 sociétés de placement collectif gérant des actifs d'une valeur de 3727 millions de dinars
Les dernières décisions présidentielles (23 décembre 2008) visant à «introduire davantage d'entreprises publiques en bourse seront d'un grand apport pour la réalisation des objectifs escomptés», a conclu le responsable du CMF.


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A la BVMT : au 16/12/2009.
On retiendra de la clôture de 16/01/2009, quatre séances de hausse et une de baisse sur cinq jours de bourse.
La tendance sur 200 jours est redevenue haussière, avec une phase haussière sur 50 jours. Globalement, les comportements vendeurs, continuent de tirer les cours au plus haut, avec une moindre tendance au rebond baissier.
Les corrections de rebond reprennent de la vigueur, avec une contrainte relative des liquidités. Les délestages de portefeuille, se réduisent, après la relative accalmie observée il y a cinq semaines.
Au cours des 50 dernières séances de bourse, la volatilité s’est réduite, par rapport à la période des 200 jours. Le Tunindex reste sous-tendu par des forces d’achat relativement plus fortes et plus sensibles à la liquidité des agents.


La configuration de semaine au 16/1/2009, suggère une phase de consolidation haussière dans la zone intermédiaire du couloir à 50 jours de bourse, avec des rebonds et de petites reprises baissières qui tireraient les cours au dessus de la ligne à 3000 points, pour se positionner dans la zone haute d’un couloir à 3000 points.


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Les titres les plus performants au 16/1/2009




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com