Fiscalité : Les jeunes dirigeants appellent





à un allégement des charges fiscales Pour les jeunes dirigeants tunisiens, la fiscalité pourrait être un outil, parmi tant d’autres, pour amortir l’impact de la crise financière actuelle sur leurs entreprises et l’économie tunisienne en général.

Tunis – Le Quotidien
La première rencontre débat du Centre des Jeunes Dirigeants tunisiens (CJD), au titre de l’année actuelle, a été placée sous le thème de la fiscalité et son rôle d’amortisseur de la crise financière actuelle.
Organisée hier à Tunis, cette rencontre a enregistré un débat important entre les membres du CJD et M. Moncef Bouden, secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances chargé de la fiscalité.
M. Bouden a présenté, au cours de son intervention à l’occasion de cette rencontre, les différentes caractéristiques de la nouvelle loi de finances notamment au niveau de la fiscalité.
Pour sa part, M. Ghazi Hantous, expert comptable directeur du cabinet «HLB GSAudit&Advisory», a présenté certaines réflexions préparées par une commission mise en place par le CJD et chargée d’étudier le dossier de la fiscalité.
Dans ce contexte, M. Hantous a précisé au Quotidien que cette commission pense que la fiscalité pourrait être un outil performant pour aider les entreprises tunisiennes à surmonter les difficultés dues à la crise financière actuelle.
M. Hantous a expliqué que la fiscalité représente aujourd’hui une des charges importantes pour l’entreprise tunisienne. «Si on arrive à réduire cette charge, on pourrait aider cette entreprise à alléger l’impact de la crise actuelle», a-t-il ajouté.
Mais la vraie question qui se pose actuellement, selon notre interlocuteur, est celle de savoir si l’entreprise tunisienne reste capable de résister à cette crise, avec une fiscalité si dure.
M. Ghazi Hantous pense que la nouvelle loi de finances n’a pas apporté une révision des charges fiscales qui, à l’état actuel, pourrait être un des facteurs menant à la fermeture de certaines entreprises à cause de l’impact de la crise financière. Il estime ainsi qu’il faut atténuer les charges fiscales afin d’améliorer la compétitivité de l’entreprise tunisienne et partant celle de l’économie tunisienne en générale.
S’agissant de notre question sur les réformes fiscales recommandées par les jeunes dirigeants, M. Hantous a souligné qu’il s’agit d’un allégement de la fiscalité qui n’aura pas un impact négatif sur les ressources fiscales de l’Etat.
Et de mentionner que les jeunes dirigeants s’attendent à des solutions simples permettant d’adapter la fiscalité tunisienne à la conjoncture actuelle, et ce dans le cadre d’une approche de gagnant-gagnant entre les entrepreneurs tunisiens et l’Etat.


Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com