Mohamed-Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale : «Les Grands projets ne sont pas du tout remis en question !»





Mettant fin à toutes les spéculations, M. Jouini a très clairement affirmé, hier lors d’une rencontre avec les médias tunisiens et étrangers sur les résultats 2008 et les perspectives 2009, que les Grands projets des investisseurs étrangers (notamment du Golfe) dans le domaine des infrastructures en Tunisie ne sont aucunement remis en question.

Tunis-Le Quotidien
Des rumeurs persistantes circulaient ces derniers mois sur la poursuite des Grands projets à cause de ce que la crise financière mondiale n’avait laissé aucun pays où elle ne sévissait pas. Pourquoi n’en entendons-nous plus parler ? Pourquoi on ne voit pas grand monde au voisinage de certains des locaux de ces investisseurs ? Les interrogations vont loin à ce rythme… et quand on sait que tout marché ouvert ne peut qu’être influencé, peu ou prou, par de tels bruits, on se rend tout de suite compte qu’une explication claire est nécessaire.
La rencontre avec M. Mohamed-Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, vient donc à point nommé pour répondre à ces interrogations. Et sa réponse ne laisse aucun doute dans les esprits :
«Jusqu’à hier (c’est-à-dire mercredi 28 janvier), nous avons l’assurance que les investisseurs étrangers tiennent plus que jamais aux Grands projets sanctionnés par des accords entre eux et la Tunisie», a assuré M. Jouini en répondant à une question du «Quotidien».
Il donne même quelques détails sur l’avancement des choses, soutenant que le groupe BOUKHATER est tranquillement en train d’avancer dans la réalisation de ses travaux préparatoires d’infrastructure, que SAMA DUBAI est aussi tranquillement en pleine procédure de changement de propriété (vu que les terrains dont il est question appartiennent au domaine de la mer et soulèvent des questions de détail relatives à l’environnement), que le plan principal du PORT FINANCIER vient à peine d’être terminé et qu’il sera validé dans les quelques semaines qui suivent, que le consortium VISION 3 vient de présenter son grand projet de TUNIS TELECOM CITY au Chef de l’Etat et c’est une preuve irréfutable d’irréversibilité d’adhésion à l’investissement dans notre pays alors même que la crise est encore là…
«Le Quotidien» a également interrogé le ministre sur les intentions de la Tunisie à propos de l’octroi de la troisième concession de téléphonie multiservices et si elle comptait en avancer l’échéance (prévue juin 2009) pour disposer de finances supplémentaires au moment où notre pays a décidé de ne pas ‘’sortir’’ sur les marchés financiers internationaux en 2009.
En toute sérénité, M. Jouini a d’abord rappelé qu’il s’agissait d’une concession très particulière, riche, qualitative car proposant en vérité un pack de trois grands services :
-la téléphonie fixe
-la téléphonie mobile de 3e génération
-les services Internet.
Ce choix de notre pays pour une offre globale a attiré pas moins de 19 opérateurs des télécommunications de stature internationale. Ceux-ci ont été également séduits par le fait que le secteur télécoms est l’un des rares à n’avoir pas été touché par la crise dans le monde, aussi bien que par l’esprit du cahier des charges qui a clairement donné la faveur à l’apport technologique et à l’aptitude à l’emploi vis-à-vis de l’apport financier.
On a compris que le ministre voulait dire qu’il n’y avait aucune raison de se précipiter et que l’octroi de la triple concession se fera dans les délais normaux.
La troisième interrogation du «Quotidien» concernait la privatisation et M. Jouini a choisi de répondre en soulignant la décision de la Tunisie de proposer des concessions de production d’énergie, les grands projets d’infrastructure et les services financiers.


Manoubi AKROUT
manoubi.akrout@planet.tn




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com