Les pérégrinations de… Daly : Une bouffée d’oxygène





Par : Mohamed Ali FERCHICHI
Par ce temps maussade et pluvieux, ce ciel gris, l’actualité du sport n’est pas non plus au mieux comme en témoigne le départ (le énième) de deux nouveaux entraîneurs. Cela dénote du marasme vécu par le monde du sport. Une situation qui influe négativement sur nos performances sportives à l’échelle aussi bien continentale que mondiale. Il serait vain de revenir sur la dernière sortie en demi-teinte du sept national. Une sortie qui a choqué le monde du handball tunisien. 
Toutefois, on ne peut omettre de revenir sur la performance du CA qui a réussi à ramener un nouveau titre en Tunisie. Enfin on reviendra sur l’initiative de Hassen Refaï l’ex-gloire du S.T. des années 60 qui a créé une association d’anciens joueurs. Et pour clore on évoquera le niveau intellectuel des joueurs, un niveau qui laisse à désirer et qui ne manque pas de se refléter négativement sur leurs performances. 
Sfar : clairvoyance et lucidité
De prime abord il faut saluer à sa juste valeur l’évolution tangible de l’émission “la semaine sportive”. Cette évolution est due en grande partie à la perspicacité de l’animatrice Raja Saadani. A ce propos on va revenir sur l’émission de lundi dernier consacrée à la participation de notre équipe nationale de handball au mondial croate. Au cours de cette émission, Raja a invité l’ex-directeur technique national Abdelaziz Sfar. Celui-ci a contribué efficacement à la réussite de ladite émission grâce à sa clairvoyance et sa lucidité. M. Sfar a été très clair et a énuméré les insuffisances criardes de notre handball, prouvant que la Tunisie du sport regorge de compétences  à l’instar de M. Sfar et bien d’autres dans le handball. Bravo M. Sfar et pourvu que vos suggestions somme toute très, très instructives trouvent un écho auprès de ceux qui veillent actuellement sur les destinées du handball tunisien. 
Et le niveau intellectuel ?
Souvent on évoque les erreurs stratégiques commises par les joueurs sur le terrain. On parle aussi de tactique, de physique et du public, mais jamais on n’a daigné mettre le doigt sur le vrai mal qui ronge à sa manière le sport, à savoir le niveau d’instruction des joueurs, un niveau souvent très, très limité, d’où cette presqu'impossibilité à assimiler et à bien comprendre les choix et les options des entraîneurs, étant donné que la plupart des mots clefs du sport sont en langue de Molière. C’est ce qui explique ces tâtonnements et ces erreurs à répétitions qui finissent le plus souvent par avoir raison de l’entraîneur qui paye cash. Or personne n’a jamais osé évoqué les limites intellectuelles des joueurs eux-mêmes. 
Une initiative louable
Il s’agit de celle de l’ex-gloire du S.T. des années 60, en l’occurrence Hassen Refaï, qui a mis sur pied une organisation d’anciens joueurs, bénévoles de surcroît, et qui ne cesse de bouger afin de venir en aide à d’autres anciennes gloire en difficulté. Mieux encore, ces anciens joueurs se portent bénévoles afin de venir en aide (technique) aux clubs en difficultés, ils proposent des solutions idoines à leurs situations critiques … bravo M. Refaï et consorts
Le C.A. perpétue la tradition
Nouveau titre remporté par le CA. Le énième pour l’équipe de Bab Jedid qui a toujours répondu présent à l’occasion des grands rendez-vous. 
En fait, les gars de Bab Jedid n’ont fait là que perpétuer une tradition bien ancrée. En effet, c’est un habitué des podiums nord-africains, et ce, depuis l’époque des illustres Attouga, Chaïbi, Retima, M’rad, Hamza, Zitouni et tant d’autres.
Tant de défis gagnés par le CA qui va certainement persévérer dans le but de nous offrir d’autres titres car le CA est assez fûté pour aller de l’avant et nous offrir une nouvelle bouffée d’oxygène …


dalyferchichi@yahoo.fr




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com