Transversale : Dur, dur … !





Par Jamel Belhassen
Il y a quelques jours Tarak Thabet et Abdelkrim Bira, les coachs de JS et de l’ASM ont quitté leurs postes, presqu’en même temps, après un séjour à Jendouba et à la Marsa de plusieurs mois pleins de labeur mais surtout de pression.
Mais si le second a quitté La Marsa selon la sacro-sainte “insuffisance de résultats”, malgré les qualités techniques et morales que lui reconnaissent tous les Marsois, le premier a dû faire face, depuis le début de la saison à moult difficultés : les frasques de Mohamed Labidi, l’hostilité d’une partie des fans, le manque de ressources financières, la grève des joueurs, l’absence de solutions de valeurs en attaque, un terrain en piteux état …
Tous ces contre-temps ont fini par avoir raison de ce jeune technicien qui a perdu ces derniers temps sa concentration pour se mettre  à répondre aux accusations des supporters furieux, à s’occuper des affaires administratives pour finalement faire de la peine aux observateurs qui gardent de lui l’image d’un joueur d’exception et d’un type bien respecté de tous. La situation de Tarek Thabet, l’entraîneur, résume à elle seule, les conditions  dans lesquelles, œuvrent les techniciens chez nous. 
La sérénité leur manque terriblement, la pression est quotidienne et ils se trouvent régulièrement sur un siège éjectable. Ils sont accusés de tous les maux quand les résultats ne suivent pas et félicités une semaine après quand la victoire est là. Ils payent souvent les erreurs des joueurs et des responsables et sont la cible des critiques qui fusent de la bouche de tous les Tunisiens sportifs. A l’évidence, certains ont tendance à oublier qu’en football, la défaite fait partie du jeu, que ce sont les joueurs qui sont souvent responsables d’un échec, qu’en face il y a aussi un adversaire parfois plus fort et que les grands techniciens du monde reconnaissent que la part d’un entraîneur dans une conquête ne dépasse pas les trente pour cent.
Aujourd’hui l’Algérien Bira part la conscience tranquille, quant à Tarak Thabet qui est en train de découvrir les aléas du métier et ses exigences, il aura tout le temps de méditer avant d’entamer une nouvelle expérience dans un autre club tunisien. Pour le moment il a certainement besoin de répit, le brave.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com