Mahmoud Bacha (D.T.N.) : «Nous œuvrons à l’amélioration de tous nos acquis»





Il fait partie de cette race de techniciens qui se plaisent à œuvrer loin des feux de la rampe. Son seul credo étant l’abnégation et l’amour pour le sport roi. Lui, c’est Mahmoud Bacha, le directeur technique national qui traîne derrière lui une longue et riche carrière d’entraîneur.
Bien avant d’occuper ce poste tant envié de directeur technique, Bacha a roulé sa bosse un peu partout en commençant par l’équipe nationale minimes, mais aussi en travaillant dans des petits clubs sans véritables moyens comme ce fut le cas à la J.S. Métouienne ou à Sejoumi avant de respirer une bouffée d’air à Beni Khalled, le C.O.T., le C.A.B., la J.S.K. et tant d’autres clubs dans différents niveaux. C’est dire que le technicien est bien armé pour occuper ce poste de D.T.N.
C’est en quelque sorte en hommage à sa  longue carrière, mais aussi pour s’enquérir de l’état de santé de notre sport roi que nous avons invité Mahmoud Bacha.
D’abord, dressez-nous un petit tableau sur l’état des lieux à la direction technique depuis votre  avènement en août 2007.
Nous avons commencé par la réalisation des projets antérieurs, puis nous avons accordé un intérêt particulier à l’élite et à la formation et au recyclage des entraîneurs.
En parallèle nous avons veillé à l’amélioration des moyens de travail dans le Centre national de l’élite à Borj Cédria ainsi que dans les centres régionaux du Kef, Béja, Gabès et Gafsa.
A cet effet, nous avons procédé au changement de la catégorie d’âge afin de donner plus  de chance aux joueurs appartenant aux centres régionaux et qui se mettent en évidence pour rallier le centre national.
En outre, nous avons organisé une dizaine de journées de recyclage dans les différentes ligues, en plus de  trois journées, organisées en collaboration avec l’amicale des  entraîneurs avec l’apport d’un instructeur de la FIFA  en l’occurrence Philippe  Redon et dont le principal thème était: les nouvelles tendances du football moderne.
D’autre part nous avons organisé différents stages de présélection à travers toute la République et ce, pour toutes les catégories d’âge concernés par le programme de la FIFA. A ce propos, pas moins de trois mille jeunes sont passés  au peigne fin de la D.T.N.
Enfin, et dans sa politique de décentralisation, les actions de la D.T.N. avaient touché de multiples régions. Je cite  à titre d’exemple Le Kef, Beni Khalled, Bord Cedria, Jammel, Chebba, Gafsa, Gabès et Kairouan. Finalement nos différentes équipes nationales ont participé à toutes les compétitions de l’UNAF.
A propos d’équipes nationales, les dernières sorties des nôtres  au niveau des sélections des jeunes ont été médiocres, y a-t-il une action de la D.T.N. pour remédier à cette situation délicate ?
En effet, après les résultats négatifs des jeunes, on a constaté la présence d’un problème de réalisation et de concrétisation. C’est ainsi que pour la nouvelle saison, la D.T.N. a donné comme directives aux centres régionaux d’accorder plus d’importance au côté offensif dans la préparation des sélections. En plus, la D.T.N. a chargé l’ex-buteur international Hédi Bayari de l’entraînement des attaquants du centre de Borj Cedria et des équipes nationales des  jeunes lors des stages. D’autre part, le D.TN. s’est entretenu avec les directeurs techniques des clubs et les entraîneurs des jeunes et leur a demandé de favoriser le jeu offensif.
Enfin, on est  en train de préparer un règlement pour la compétition des jeunes qui pourra nous aider à favoriser le jeu offensif.  A cet effet, nous allons proposer l’interdiction de recruter des étrangers en Ligue 2 et ce, pour donner plus de chances aux joueurs locaux. Enfin on va accorder plus de chances aux centres de promotion. D’ailleurs nous avons chargé . M. Sghaïer Zouita  du suivi de ces centres qui sont confiés à des enseignants spécialisé en F.B. et qui peuvent nous valoir bien des satisfactions.
Il y a le problème de la nomination des entraîneurs nationaux qui occupe le devant de la scène, où en est-on quand à la nomination de ces entraîneurs?
On n’a pas de problèmes là-dessus, car toutes nos équipes nationales des jeunes ont leurs entraîneurs, hormis l’équipe olympique dont la première échéance est prévue pour 2012. Pour cette équipe nous avons nommé un entraîneur adjoint en l'occurrence Lotfi Hsoumi.
On parle d’un déficit dans les relations entre le D.T.N. et l’entraîneur national, et ce, depuis l’ère Lemerre,  quelle est la part de vérité?
Depuis mon avènement à la tête de la direction technique nationale, la collaboration avec l’entraîneur national est parfaite et ce, à tous les niveaux.
On parle aussi d’une formation hâtive des entraîneurs, quels sont les actions à entreprendre pour améliorer ces actions?
Il y a d’abord une urgence là-dessus, puisque d’ici 2013, il n’y aura que la licence CAF qui sera prise en considération et là on va organiser des stages de formation appropriés. Pour revenir à la formation des entraîneurs, je dirai qu’il y a des critères de niveau qui sont scrupuleusement respecté, d’où l’absence de toute forme de hâte, notre formation est bel et bien saine, crédible et efficace.
Abordons enfin le problème de la formation des gardiens de but, quelles actions préconisez-vous pour améliorer le rendement de ces derniers remparts souvent critiqués ?
A un certain moment, et en raison de la présence de gardiens étrangers, on a remarqué le manque de bons gardiens chez nous. Par la suite, il y a eu l’arrivée de Boumnijel qui a barré la route aux jeunes. A ce propos, la DTN, et après mainte réflexion, a décidé de procéder à la formation d’une élite dans ce poste. On a donc créé une unité de formation qui œuvre dans tous les centres. A présent nous avons 36 gardiens dont 12 à Borj Cédria. Ils appartiennent à différentes catégories d’âge et sont confiés à des techniciens aguerris comme Naïli, Ben Othman, Mabrouki et Bechir Hajri.


Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com