Russie-UE : Vivement la normalisation





Le Quotidien-Agences
Une importante délégation de la Commission européenne examinait hier à Moscou avec les plus hauts dirigeants russes les moyens d'éviter une répétition de la crise du gaz de janvier, dans le cadre d'une rencontre destinée aussi à préparer le prochain sommet UE-Russie en mai.
"La dernière crise du gaz a montré que cela n'allait pas très bien en la matière", a déclaré le chef de l'Etat russe, Dmitri Medvedev, à l'occasion de discussions au Kremlin avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
"Nous devons réfléchir à la création d'un véritable système juridique international pour empêcher ce genre d'incident parce que le système actuel ne fonctionne pas", a ajouté Medvedev, cité par l'agence Interfax.
Les Européens avaient été privés pendant 15 jours en janvier de la majeure partie du gaz russe qu'ils recevaient jusqu'alors, Moscou ayant interrompu les livraisons transitant par l'Ukraine en raison d'un conflit avec ce pays sur le prix du gaz et des arriérés de paiement.
Outre la sécurité énergétique, les conséquences de la crise financière sur les économies russe et européennes, ainsi que la préparation du prochain sommet UE-Russie qui aura lieu en mai en Russie figuraient à l'ordre du jour de cette rencontre.
"Je suis venu avec neuf membres de la Commission, ce qui est une bonne démonstration de l'étendue de nos relations et des nombreux problèmes que nous devons aborder pour approfondir nos relations", a déclaré Barroso.
"Nous négocions maintenant les grandes lignes d'un nouvel accord entre la Russie et l'UE", a-t-il ajouté au début d'une rencontre avec le Premier ministre Vladimir Poutine et les principaux ministres du gouvernement russe.


Coopération
Pour sa part, Poutine a jugé que "l'étendue de la coopération entre l'UE et la Russie était "très grande. C'est pourquoi nous devons aborder de nombreux sujets", a-t-il déclaré.
"Nous avons la possibilité d'examiner tous les problèmes auxquels nous nous heurtons dans notre coopération et ceux qui sont liés à la crise financière mondiale", a ajouté le chef du gouvernement russe.
La précédente réunion entre une délégation de la Commission européenne et des membres du gouvernement russe avait eu lieu à Bruxelles en décembre 2005.
Ces entretiens —qui doivent permettre d'aborder tous les problèmes du moment, crise économique, négociations sur un nouvel accord de partenariat UE/Russie— avaient été programmés au moment du sommet Union européenne-Russie de novembre 2008, pour dépasser la période de tension causée par le conflit armé russo-géorgien d'août.
Mais la "guerre" du gaz russo-ukrainienne qui a privé les Européens de 80% de leurs importations de gaz russe pendant deux semaines a alimenté la méfiance des Européens.
Après avoir pris la décision inédite de couper les vannes du gaz russe acheminé en Europe via l'Ukraine, Moscou est officiellement considéré comme "un fournisseur non fiable" des Européens. La confiance ne reviendra qu'après "plusieurs années d'approvisionnement" ininterrompu, dit-on à la Commission.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com