La revue hebdomadaire des marchés au 06/02/2009 : BVMT : Consolidation baissière..





National : * La stabilité macroéconomique sous-tend une politique monétaire plus expansionniste : la liquidité bancaire en janvier: après le repli, c’est la consolidation …
* La demande intérieure soutient la reprise
International : * Etats-Unis : en attendant le vote des chambres
du plan de relance de la Maison Blanche 
* Zone euro, c’est le télescopage verbal …
Tahar El Almi
International-Activité :
France : Le gouvernement n'exclut plus une contraction économique en 2009 et reverra ses prévisions en fonction des chiffres du PIB du quatrième trimestre, publiés vendredi prochain en même temps que ceux de la zone euro.
Les derniers indicateurs font craindre une baisse du PIB de l'ordre de 1% sur les trois derniers mois de 2008, après la croissance symbolique de 0,1% enregistrée au troisième. La Banque de France estime la contraction à 1,1% - elle publiera une nouvelle estimation la semaine prochaine - tandis que l'Insee, dans sa note de conjoncture de décembre, prévoyait une baisse de 0,8%, suivie de reculs de 0,4% et de 0,1% lors des deux trimestres suivants.
Pour 2009, la Commission européenne et le FMI prévoient respectivement des contractions de 1,8% et 1,9%.
La baisse d'activité, synonyme de recettes fiscales en moins, et les mesures de soutien à l'économie entraînent pendant ce temps une dégradation des comptes publics. Le gouvernement a ainsi relevé sa prévision de déficit public à 4,4% du PIB en 2009 et la Cour des comptes a mis en garde contre une envolée de la dette.
La tentation protectionniste…
Le vice-Premier ministre tchèque Alexandre Vondra a mis en garde samedi contre le risque de protectionnisme accru, en réaction aux propos du président français Nicolas Sarkozy sur le rapatriement en France de la production automobile nationale. Il avait préconisé dans une interview télévisée jeudi dernier d'arrêter les délocalisations pour que "si possible on relocalise". «Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs», avait-il insisté.
Pour le vice-Premier ministre tchèque chargé des affaires européennes, «Notre unité, notre force sont mises à l'épreuve» par la crise économique et financière, a-t-il souligné, estimant que «le risque est un protectionnisme accru».
Il a également évoqué à ce sujet la question de l'emploi en Grande-Bretagne qui a donné lieu à des tensions entre travailleurs britanniques et du reste de l'Europe.
La présidence tchèque de l'UE avait déjà publié vendredi un communiqué dénonçant les «tentatives d'utiliser la crise financière pour introduire des formes de protectionnisme».
«Le président français souhaite protéger les intérêts de son pays, et moi en tant que Premier ministre tchèque et président du Conseil européen, je défendrai le principe mêmes règles pour tous», déclarait le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek dans ce communiqué. Résultats des Tensions croissantes entre Prague et Paris autour de la présidence de l'UE.
La dernière intervention télévisée du président français a mis le feu aux poudres.
Déjà, les critiques françaises sur la gestion tchèque de la crise économique, la récente annulation de la visite du président palestinien Abbas à Prague au profit de Paris et l'organisation du prochain sommet UE-USA avaient déjà irrité les Tchèques.
Vendredi, la présidence tchèque de l'UE a publié un communiqué incendiaire dénonçant «ces tentatives d'utiliser la crise financière pour introduire des formes de protectionnisme».
Libéraux et hostiles à toute forme d'interventionnisme, les dirigeants tchèques sont restés très en retrait sur ce dossier, en préconisant surtout de surveiller les déficits publics.
A ce niveau, la Banque centrale européenne (BCE) considère que le protectionnisme est une menace "très importante", a déclaré jeudi son président, le Français Jean-Claude Trichet.
"Le protectionnisme est considéré par le conseil des gouverneurs comme une menace très importante", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse à Francfort (ouest de l'Allemagne).
"C'est exactement le contraire de ce qui devrait être fait dans les circonstances présentes", a-t-il ajouté.
Plusieurs pays, et notamment les Etats-Unis, semblent tentés par des mesures protectionnistes pour relever leurs économies touchées par la crise.
Les Etats-Unis pourraient ainsi adopter une clause très controversée intitulée "Buy American" (Achetez américain), incluse dans le plan de relance du président Barack Obama.
Par ailleurs, l'intention prêtée à la France d'organiser un nouveau sommet au plus haut niveau de la zone euro -comme celui convoqué en octobre 2008 en pleine tempête bancaire alors qu'elle assurait la présidence de l'Union européenne- a profondément agacé la présidence tchèque de l’UE. D’autant que les Tchèques n'appartiennent pas à la zone euro et seraient de facto écartés du processus de décision.
«La France rejaillit de geysers d'idées et compte organiser un sommet après l'autre, la présidence tchèque travaille dur pour qu'au moins quelques idées se concrétisent sans que les finances publiques n'explosent dans l'UE», a commenté le vice-Premier ministre tchèque en charge des Affaires européennes, Alexandr Vondra.
La semaine dernière, la presse tchèque avait aussi accusé la France d'avoir «volé» le président Abbas: contrairement au plan initial, le chef de l'Autorité palestinienne a en effet annulé sa visite à Prague pour choisir Paris comme première étape de sa tournée européenne.
Jusqu'à présent, les dirigeants tchèques avaient temporisé face aux initiatives de l'hyperactif président français au Proche-Orient. Ils s'étaient surtout focalisés sur la crise du gaz qui a paralysé les livraisons européennes début janvier.
Enfin, un nouveau foyer de tension : des rumeurs persistantes font état de la possible tenue du prochain sommet UE-USA à Strasbourg (France) capitale institutionnelle de l’Europe, alors que Prague insiste depuis longtemps pour accueillir la première visite européenne du président américain Barak Obama.
Le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg a prévu de profiter de sa visite à Washington, dimanche et lundi, pour reprendre la main.
Vendredi, il a souhaité que «le président des Etats-Unis lance le signal que les petits pays d'Europe sont pour lui des partenaires aussi importants que les Etats plus grands».
Union Européenne : En décembre 2008, le volume des ventes du commerce de détail est resté stable aussi bien dans la zone euro que dans l'ensemble de l'Union européenne.
Selon les premières estimations publiées hier par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes, en décembre 2008, par rapport à novembre 2008, le volume des ventes du commerce de détail est resté stable tant dans la zone euro que dans l’UE-27. En novembre, il avait baissé de 0,1% dans les deux zones.
En décembre 2008, par rapport à décembre 2007, l’indice des ventes a, cependant, diminué de 1,6% dans la zone euro et de 0,8% dans l’UE-27. Durant cette période le secteur de l’«alimentation, boissons, tabac» a baissé de 1,0% dans la zone euro et de 1,3% dans l'UE27. Le secteur non alimentaire a reculé respectivement de 2,0% et 0,4%.
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles sur un an, les ventes du commerce de détail ont augmenté dans quatre États membres et ont baissé dans quatorze. Les plus fortes hausses ont été observées en Pologne (+4,6%) et en Slovaquie (+3,2%), et les baisses les plus importantes en Lettonie (-16,9%), en Estonie (-13,2%) et au Danemark (-9,0%).
Politique monétaire : La Banque centrale européenne (BCE) a ouvert la porte jeudi à une nouvelle baisse de ses taux d'intérêt pour faire face à la crise économique, alors que le Congrès s'acheminait vers un vote du plan de relance aux Etats-Unis, où le chômage battait des records.
BCE – politique monétaire: La Banque centrale européenne soutient les attentes d'une baisse des taux en mars. L'institution francfortoise, qui a laissé ses taux inchangés hier, n'exclut pas une politique de taux zéro mais «ne considère pas cela approprié à l'heure actuelle». La banque centrale européenne pourrait s'engager dans des mesures «non conventionnelles», éventuellement dès le mois prochain.
Le Conseil des gouverneurs a décidé de maintenir le taux principal à 2 %. Son président, Jean-Claude Trichet, soutient un desserrement monétaire en mars sans toutefois s'exprimer sur son ampleur : «2 % n'est pas le niveau plancher que nous avons décidé», a-t-il répété hier. L’expansion monétaire par la baisse des taux est à l’ordre du jour, «elle exclut encore de passer à une politique de taux zéro comme la Réserve fédérale». En tout état de cause, les marchés anticipent un geste de 50 points de base compte tenu de la dérive continue de la conjoncture. La BCE prévoit «une faiblesse persistante de l'activité économique dans la zone euro sur les trimestres à venir», après «une croissance très négative du PIB au quatrième trimestre 2008». Elle devrait revoir sensiblement à la baisse ses prévisions de croissance lors de leur publication le mois prochain.
De fait, le Conseil des gouverneurs «ne considère pas des taux à zéro comme étant appropriés à l'heure actuelle». La divergence d'opinion entre les banquiers centraux européens, selon le patron de la BCE est sous tendue par «une réflexion profonde. Nous avons pris notre décision à l'unanimité mais cela ne signifie pas que nous avions tous le même point de vue». La Banque centrale européenne exclut «pour le moment un scénario de déflation et pense que l'inflation remontera au second semestre». Son président «s'attend auparavant à une inflation très proche de zéro, voire négative pour certains pays de la zone euro au milieu de l'année 2009. Nous avons une désinflation très importante», a-t-il indiqué.
La BCE «n'exclut pas» d'engager à court terme des mesures dites «non conventionnelles», c'est-à-dire des rachats de titres de dette auprès des entreprises et des gouvernements. Et ce même si les taux ne sont pas à zéro. Au niveau de la stratégie de la BCE, Jean-Claude Trichet n'a pas voulu donner de précisions sur la nature des instruments à mettre en œuvre. En mars, «le conseil pourrait également se pencher sur la taille du corridor entre la facilité de dépôt et le taux de prêt marginal, Jean-Claude Trichet affirme qu'il y a eu sur ce point «une amélioration certaine mais modeste» par rapport à ce qu’il avait été au quatrième trimestre 2008, où les conditions de prêt dans la zone euro ont fait apparaître un net resserrement des conditions du crédit.
Au Royaume Uni, face à la débâcle de l'économie, la Banque d'Angleterre (BoE) a sans attendre abaissé son taux directeur d'un demi-point à 1%, un niveau inédit depuis sa création en 1694. La banque centrale tchèque a réduit le sien de 0,50 point à 1,75%. Ces pays prennent ainsi le chemin des taux japonais et américains, qui flirtent avec zéro.
Pour mémoire, le taux de quelques grandes banques centrales : Banque du Canada : 1 % ; Réserve fédérale américaine : entre 0 et 0,25 % ; Banque d'Angleterre : 1 % ; Banque centrale européenne : 2 % ; Banque du Japon : 0,1 %.
Au cours des cinq derniers mois, le taux directeur de la Banque d'Angleterre a continuellement été révisé à la baisse, perdant depuis octobre dernier seulement un impressionnant quatre points de pourcentage.
En fait, avec un taux directeur à 1 %, du jamais vu depuis la fondation de l'Institution en 1694, la Banque d'Angleterre n'a désormais que peu de marge de manœuvre sur ce front pour lutter contre la récession. Une marge de manœuvre limite par la trappe à liquidité, où la politique monétaire est inopérante (syndrome japonais)
Les experts s'attendent d'ailleurs à ce que les prochaines mesures prises par les grands argentiers du Royaume penchent davantage vers un assouplissement quantitatif, c'est-à-dire au contrôle de l'argent plutôt qu'uniquement à son coût.
Les baisses successives des taux au Royaume-Uni n'ont eu aucun effet jusqu'à présent sur une consommation en berne et l'on s'attend désormais à ce que le pays, officiellement en récession, vive un épisode déflationniste au cours des prochains mois, voire des prochaines semaines.
Aux Etats-Unis, le Sénat s'approche d'un vote du gigantesque plan de relance de 900 milliards de dollars défendu par l'administration Obama.
Devant les derniers obstacles au vote du plan, déjà adopté par la Chambre des représentants, le président Obama a déclaré que «le moment de discuter était terminé et l'heure était venue d'agir». Pour le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Harry Reid, «Nous espérons voter aujourd'hui». En espérant avoir les voix nécessaires : «Nous pensons que oui. Nous pensons que nous pouvons trouver deux républicains de bonne volonté qui veulent agir pour le pays», a-t-il dit. Les républicains disposent d'une minorité de blocage de 41 sièges sur 100 au Sénat.
Le Trésor américain a par ailleurs fait savoir qu'il annoncerait lundi un nouveau plan de soutien au système financier.
De fait, ces perspectives ont soutenu la Bourse de New York, où l'indice Dow Jones a gagné 1,34%. Auparavant, en Europe, la Bourse de Francfort avait gagné 0,39%, Paris cédé 0,09%, tandis que Londres restait stable (+0,01%).
Pour, les analystes de marché, ce rebond serait sous tendu par « l'idée que le plan de relance de l'économie pourrait être adopté rapidement, peut-être dès cette semaine.
Enfin, il convient de noter la dégradation du marché du travail aux Etats Unis : le département du Travail a annoncé le plus haut niveau de chômage depuis octobre 1982 pour la semaine close le 31 janvier: le nombre de nouveaux chômeurs inscrits a dépassé la barre des 600.000, soit plus que prédit par les analystes.
En Russie : le ministère des Finances met la dernière main à son projet de budget 2009 révisé à la lumière de l'effondrement des cours du pétrole, basé sur un prix moyen du baril de 41 dollars, contre 95 dollars auparavant. Ce projet qui sera présenté vendredi au gouvernement, prévoit un déficit budgétaire de 6,1% du PIB, une première depuis plus de dix ans.
DEVISES : l'euro a terminé la semaine en hausse face au dollar à quelques heures de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) qui devrait opter pour un statu quo et maintenir son taux directeur à 2%. (à 1,2856 dollar et à 115,56 yens).
Dans l'attente de la décision de la BCE et de la réunion consécutive qui devrait faire la lumière sur les intentions de la Banque, la monnaie européenne se maintenait en petite hausse.
De fait, l'euro voyait ses gains à long terme grignotés par le fort ralentissement de l'activité économique dans la zone euro, notamment dans les pays à l’est de la zone qui dépendent fortement de la zone euro, ce qui pourrait peser sur la monnaie unique.
Le rouble menaçait de dépasser le plancher fixé par la Banque centrale russe (BCR) il y a dix jours, à 41 roubles, le panier dollar-euro qui sert de référence ayant grimpé à 40,99 roubles. Si le rouble va plus bas, la BCR devra de nouveau intervenir, alors que l'agence Fitch a dégradé mercredi la note souveraine de la Russie en s'inquiétant de la chute de ses réserves de change. "Les monnaies comme le franc suisse et la livre sterling devraient être moins affectées", estiment les analystes, tandis que le dollar devrait continuer de servir de valeur-refuge.


TUNISIE : la semaine a été marquée notamment par l’examen des opportunités de partenariat et d’investissement Tunisie-Allemagne.
En marge de la visite de travail qu’il a effectué les 4 et 5 février en Allemagne, M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale a rencontré, à Berlin, le ministre fédéral de l’Economie et de la Technologie, M. Michael Glos, le président de la Fédération de l’industrie allemande (BDI), M. Hans Peter Keitel et le directeur général de la fédération allemande des Chambres du commerce et d’industrie (DIHK), M. Martin Wansleben. M. Jouini a également eu une réunion de travail avec de hauts responsables du ministère fédéral du développement et de la coopération internationale. Ces entretiens ont été l’occasion pour les deux parties de passer en revue les excellentes relations économiques entre la Tunisie et l’Allemagne et de réaffirmer la volonté des deux parties de développer davantage la coopération entre les deux pays.
Le ministre a également présenté à ses interlocuteurs les grands axes de la politique économique tunisienne et les priorités de développement de la Tunisie, soulignant la volonté de l’Etat à examiner les voies et moyens à même de promouvoir davantage la coopération et le partenariat entre la Tunisie et l’Allemagne et à renforcer la dynamique actuelle des relations bilatérales.
A Stuttgart, M. Jouini, a présidé, le 5 février 2009, les travaux de la journée économique tunisienne, organisée par la FIPA (agence de promotion des investissements extérieurs), en collaboration avec l’ambassade de Tunisie, le ministère de l’Economie du Land du Bade-Wurtemberg, la Chambre de commerce et d’industrie de Stuttgart, ainsi que la Chambre Germano-arabe de l’industrie et de commerce (GHORFA).
Cette manifestation a réuni environ 150 participants et a permis aux chefs et représentants d’entreprises et d’organismes tunisiens de rencontrer leurs homologues allemands, en vue de renforcer davantage le partenariat et identifier de nouvelles opportunités de coopération, d’investissements et des échanges entre la Tunisie et l’Allemagne, et le Land du Bade Wurtemberg en particulier.
Le ministre du Développement et de la Coopération internationale s’est entretenu en marge de cette visite avec le ministre de l’Economie de la région Land Du Bade-Wurtemberg. Les deux parties ont convenu d’un programme de coopération et d’échanges.
Une délégation économique de cette région présidée par le ministre de l’Economie est attendue en Tunisie au début de l’année 2010
Au niveau conjoncture, dans son Communiqué, le Conseil d'Administration de la Banque Centrale de Tunisie, réuni le 29 janvier 2009, estime que «le recul de la demande mondiale, enregistré au cours des trois derniers mois, s’est répercuté sur l’activité économique, notamment sur certains secteurs exportateurs dont notamment, du textile et habillement et des industries mécaniques et électriques qui ont connu une contraction des exportations et de la production». Des mesures conjoncturelles à caractère financier et social ont été décidées pour soutenir les entreprises, en plus de mesures structurelles visant la relance économique et la consolidation de la compétitivité».
Dans ce cadre, «les secteurs du transport et des nouvelles technologies d’information et de communication ont bénéficié de programmes additionnels pour mobiliser les capacités existantes et soutenir les différents secteurs productifs».
Dans la sphère monétaire et financière «la masse monétaire (M3) et les concours à l’économie ont progressé, en 2008, de 13,4% et 13,7%, respectivement, et l’excédent de liquidité bancaire s’est consolidé de nouveau au cours du mois de janvier 2009, après avoir accusé un repli durant le dernier trimestre de l’année écoulée».
Au niveau de taux d’intérêt, «le taux au jour le jour sur le marché monétaire a varié entre 4% et 5,13% pour le mois de janvier courant, et le taux moyen du marché monétaire est revenu, jusqu’au 28 janvier, à 4,65% contre 5,19% au cours du mois de décembre, enregistrant ainsi une baisse dépassant 0,5 point de pourcentage».
Au niveau des prix, «le taux d’inflation a atteint 5% pour l’ensemble de l’année 2008 contre 3,2% en 2007, étant signalé la contraction de la hausse des prix au cours de la dernière période et qui devrait se poursuivre pour les prochains mois».
Sur le marché des changes «le taux de change du dinar, a connu depuis le début de l’année en cours et jusqu’au 29 janvier, une dépréciation de 6,9% face au dollar américain et une appréciation de 0,6% vis-à-vis de l’euro». 
A la lumière de ces évolutions, «le Conseil d’Administration a décidé de poursuivre une politique monétaire adéquate pour soutenir l’entreprise économique en fournissant la liquidité suffisante, tout en prenant en considération l’évolution des différents indicateurs économiques, et en particulier le niveau de l’inflation».

A la BVMT : au 06/02/2009.
On retiendra de la clôture du 06/02/2009, trois séances de baisse contre deux de hausse sur cinq jours de bourse.
L’indice Tunindex a clôturé la semaine à 2 972,32 marquant soit une baisse de 0,57 % contre une hausse de 1,28 % enregistrée la semaine précédente. Au niveau des échanges, le volume des transactions sur la Cote de la Bourse a atteint 13 millions de dinars contre 18,51 millions de dinars la semaine précédente. Durant la semaine, 15 valeurs ont été haussières, contre 25 valeurs baissières.


La tendance sur 200 jours est redevenue haussière, avec une phase haussière sur 50 jours. Globalement, les comportements vendeurs, continuent de tirer les cours au plus haut, avec une moindre tendance au rebond baissier.


La volatilité reprend de la vigueur, avec une contrainte relative des liquidités, contre balancée par une propension plus élevée à la prise de risque. Les délestages de portefeuille, se réduisent, après la relative accalmie observée il y a six semaines.
Au cours des 50 dernières séances de bourse, la volatilité s’était nettement réduite, par rapport à la période des 200 jours. Le Tunindex reste sous-tendu par des forces de correction de baisse relativement plus fortes et moins sensibles à la prise de risque.
La configuration de la semaine au 06/02/2009, suggère une phase de consolidation légèrement baissière, dans la zone intermédiaire du couloir à 200 jours de bourse, avec des rebonds et de petites reprises baissières qui tireraient les cours au dessous de la ligne à 3000 points.

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 performances
et contre-performances 
à surveiller…
* Amen banque : très bons fondamentaux, bonne visibilité, titre en hausse potentielle en zone de surachat ; accumuler/


* ADWYA: bons fondamentaux, bonne visibilité, en zone intermadiaire, tendance au rebond : Achat sur repli/conserver/accumuler/
* Al: potentiellement porteur, bonne visibilité à moyen terme : conserver/accumuler/
* KIMIA : fondamentaux moyens, visibilité moyenne, titre porteur : conserver/accumuler/
* Artes : très bons fondamentaux, excellente visibilité : conserver/accumuler/


* Assad : conserver/accumuler/achat sur repli/
* Ast : conserver/ccumuler/
* ATB : accumuler/achat sur repli/
* ATL : Achat sur repli/
* BH : Achat sur repli/
* BIAT : conserver/accumuler/achat sur repli
* BNA : conserver/accumuler
* BT : accumuler/achat sur repli/
* BTE : accumuler/achat sur repli/
* CIL : bonnes performances à moyen terme, bonne visibilité, en zone intermédiaire : conserver/accumuler/achat sur repli/


* GIF : amélioration des fondamentaux, bonne visibilité à moyen terme, en zone de sur-achat avec une tendance potentielle à la prise de bénéfices : Achat sur repli/accumuler.


* ICF: conserver/accumuler/achat sur repli/
* KAIR: accumuler/achat sur repli/
* LSTR: Achat sur repli/
* MAG: très bons fondamentaux, très bonne visibilité à moyen terme, en zone intermédiaire: conserver/accumuler/
* MGR: Achat sur repli/
* MNP: accumuler/achat sur repli/
* PLTU: achat sur repli/
* SFBT: conserver/accumuler.
* SIAME: conserver/accumuler/
* SIMPA: Achat/
* SIPHA: Achat sur repli/
* SITS: bons fondamentaux, visibilité moyenne, en zone de sur-achat, prime de risque relativement importante ; tendance à la correction de baisse potentielle et à la prise de bénéfices: rester à l’écart/achat sur repli/


* SOKNA: conserver/accumuler/achat sur repli/
* SOMOCER: conserver/accumuler/achat sur repli/
* SOTETEL : achat sur repli.
* SPDIT: Achat sur repli/
* STAR: Achat sur repli/
* STB: conserver/accumuler/
* STEQ: conserver/
* STIP: conserver/
* STPIL: fondamentaux médiocres, visibilité trop réduite ; en zone intermédiaire ; tendance à la correction de baisse ; prime de risque trop élevée : rester à l’écart/


* TAIR: conserver/Achat sur repli/
* TINV: très bons fondamentaux, très bonne visibilité ; en zone intermédiaire ; prime de risque peu élevée ; tendance au rebond : conserver/accumuler.
* TJL: accumuler/achat sur repli /
* TLAIT: conserver/
* TLS: Achat sur repli/
* TPR: très bons fondamentaux, excellente visibilité ; prime de risque peu élevée ; en zone de sur-vente à tendance baissière : conserver/accumuler/achat sur repli/
* UBCI: conserver
* UIB: conserver/
* WIFAK: atrès bons fon damentaux, excellente visibilité à moyen terme ; zone intermédiaire ; prime de risque très faible, tendance à la consolidation baissière : accumuler/achat sur repli/

* Traitement des données et diagnostic Aïda Cherif, analyste au «Laboratoire Euro- Méd. d’Analyses Economiques» www.perspeco.com
* analyse : « LE QUOTIDIEN » : http: //www.lequotidien- tn.com/
* * Tahar El Almi : tahar.elalmi@perspeco.com




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com