Kurdistan : Maliki et Barzani se traitent de dictateur et de sécessionniste





Le Quotidien-Agences
Le président du Kurdistan autonome irakien Massoud Barzani et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki se sont traités respectivement, mais sans se nommer directement, de dictateur et de sécessionniste en pleine campagne électorale.
"Nous savons qu’il y a une personne qui voudrait restituer la dictature en Irak en contrôlant l’armée et la police", a déclaré le leader kurde devant un rassemblement d’universitaires et de notables à Dohouk, une des principales villes du Kurdistan irakien.
"Si le changement de la Constitution vise à améliorer la situation, il n’y a aucun problème. Mais nous ne l’accepterons jamais si le but est d’imposer des restrictions aux intérêts des Kurdes", a ajouté Barzani en une allusion claire à Nouri al-Maliki qui fait campagne sur le thème d’un Etat fort et d’une réforme de la Constitution.
Parallèlement, le Premier ministre irakien, en meeting à Diwaniyah, a lancé : "je veux dire à ceux qui ont l’ambition de créer un petit Etat que l’attachement à la Constitution nous a permis d’unifier l’Irak", en référence aux Kurdes.
Les deux hommes se disputent régulièrement sur la question de Kirkouk, une province riche en pétrole où vivent Turcomans, Kurdes et Arabes.
Hier, Massoud Barzani avait affirmé son engagement à maintenir un Irak unifié, tout en avertissant qu’il n’y aurait pas de paix dans le pays si les Kurdes étaient vus comme des ennemis.
Les tensions avec les Kurdes ont pris de l’ampleur ces derniers temps avec le désir de Maliki d’aller vers un Etat plus centralisé. Les Kurdes sont exaspérés par la décision de Maliki de constituer des "Comités de soutien" tribaux qui visent selon eux à les empêcher d’agrandir leur région autonome.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com