Amine Chermiti : «Avec la même détermination»





Vous venez de reprendre après une longue période de repos. Comment ça se passe pour toi ?
Effectivement, je viens de rejouer après quatre mois de repos. J’avais espéré un meilleur démarrage en Bundesliga, mais cette blessure dès mon premier match officiel a tout faussé. Depuis, j’ai observé un repos de trois mois en plus de la trêve de fin d’année. A présent je vais très bien, j’ai récupéré pleinement et j’ai retrouvé toutes mes sensations. Il me reste à donner un peu plus de rythme à mon jeu et ça viendra avec la compétition. Mon coach me soutient beaucoup et il m’a fait comprendre qu’il compte trop sur moi pour réussir une bonne seconde moitié du championnat car nous jouons pour le titre en plus de trois ou quatre autres adversaires.
Le week-end dernier vous avez raté une belle occasion à l’ultime minute qui aurait pu vous offrir la victoire. Le regrettez-vous ?
En football, c’est toujours comme ça. Lorsqu’on ose faire un geste difficile, comme ce fut le cas pour l’occasion que vous avez citée, on peut réussir et ça sera un exploit et on peut échouer et ça n’a rien de dramatique. D’ailleurs, en Allemagne, on prend les choses avec philosophie et le coach m’a dit aux vestiaires que cette fois-ci ça n’a pas marché et que ça fera mouche la prochaine fois. Donc, il n’y a pas de raison de se faire des regrets et tout est remis pour les futures sorties.
Vous retrouvez également l’Equipe nationale. Comment avez-vous accueilli cette convocation ?
En réalité, je m’y attendais car j’ai déjà repris la compétition. Je suis toujours en contact avec le staff technique et mes coéquipiers de la sélection et lorsqu’on a voulu compter sur moi, je n’ai pas hésité à répondre présent. L’ambiance est toujours excellente et nous sommes tous déterminés à réussir de belles choses en vue d’assurer la qualification au Mondial 2010.
Il y a des choses qui ont changé: le coach, l’adjoint, les joueurs aussi, mais tout le monde a gardé la même détermination et la même rage de vaincre qui sont parmi nos principaux atouts.
Avant d’aller affronter le Kenya, vous allez jouer contre la Hollande, un client solide et très fort. Ce match vient-il, à votre avis, au bon moment ?
Pour bien se préparer, tous les matches sont importants et peuvent nous servir. Ce test face à l’un des géants du football mondial sera une très belle opportunité pour nous habituer à jouer avec un rythme rapide et soutenu. Pour être le meilleur en Afrique, on aura besoin de ce rythme de jeu et de tels matches amicaux sont très utiles et il ne faut pas avoir peur de croiser de tels adversaires. D’autre part, les journées FIFA sont à peine suffisantes pour organiser des matches de préparation et il n’est pas toujours facile de trouver un sparring-partner africain. L’essentiel, c’est que nous avons l’occasion de mesurer nos progrès et de soigner notre cohésion, d’autant plus que quelques jeunes talents viennent de nous rejoindre et ils auront besoin de telles occasions pour montrer ce dont ils sont capables.
Face aux Pays-Bas, quelle sera la meilleure tactique pour faire jeu égal ou même plus ?
Il s’agit d’un adversaire qui pratique un jeu rapide et varié. Nous avons eu l’occasion de visionner les dernières sorties des Hollandais et ils forment actuellement l’une des plus fortes formations au monde. Pour les bloquer, il faut faire preuve de concentration et de vigilance sans pour autant négliger le fait d’aller les secouer devant. Ce sera très dur et c’est à nous de montrer notre capacité de pouvoir rivaliser avec les meilleurs.
Pensez-vous que les Aigles de Carthage seront capables de se qualifier au prochain Mondial?
Bien entendu. Nous partons avec de réelles chances de réussite et nous n’avons peur d’aucun adversaire. La Tunisie a toujours compté parmi les favoris et je ne vois pas d’autre issue que celle d’aller en Afrique du Sud. J’en suis persuadé.


Propos recueillis par Kamel ZAÏEM


* Les à-côtés


* Des Hollandais intransigeants
On nous a parlé de la rigueur et de l’organisation des Hollandais qui sont même venus compter le nombre de douches au stade de Radès pour savoir, à une minute près, combien ça va leur prendre après le match avant de regagner l’aéroport.
Toutefois, ils auraient pu être plus souples quant au choix de l’horaire de leur conférence de presse, organisée hier.
Les hôtes de la Tunisie ont tenu à programmer cette conférence à 20h30, juste après la séance d’entraînement, et à cet horaire là, les médias tunisiens sont dans l’impossibilité d’en tirer profit et de la publier. Ils n’ont pas voulu changer l’horaire et c’est … tant pis !


* Coelho vous invite
Lors des deux conférences de presse tenues par Umberto Coelho ces derniers jours, il a, à chaque fois, lancé un appel en français et en arabe au public tunisien l’invitant à venir en masse à Radès. Il considère que l’équipe a besoin de son public pour progresser et faire encore mieux. Saura-t-il convaincre les fans du foot?
La réponse sera connue ce soir.


* Les médias au rendez-vous
Une cinquantaine de journaliste ont accompagné la délégation hollandaise à Tunis afin de couvrir l’événement.
Tous les médias seront représentés et on compte même trois attachés de presse au sein de la délégation officielle.
D’autre part, on s’attend à une présence massive des médias d’autres pays (Maghreb, France, Portugal, Golfe …).


* Aubaine
On annonce l’arrivée d’un grand nombre de recruteurs et d’agents joueurs pour assister au match.
Ce sera une aubaine pour les Tunisiens qui évoluent en championnat local, mais seront-ils nombreux à être alignés d’entrée ou à faire leur apparition en cours du match ?


* 5 Changements 
Les deux entraîneurs se sont mis d’accord sur le nombre de changements pour ce match amical. Chacun d’eux aura l’opportunité d’opérer cinq changements en cours de jeu.


* Blanc et orangé
Il n’y aura que deux couleurs sur la pelouse de Radès. Les Tunisiens seront en blanc (maillot, short et bas) et les Hollandais en orangé. Beau à voir en … direct.


K.Z.       




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com