Exposition : La mémoire collective revisitée





"Kairouan, terre de mémoire" est le titre de l’exposition qui a amené une brochette d’artistes et non des moindres à exposer à la Galerie Yahia.


Ils sont Aly Zneidi, Hamadi Skik, Chamseddine Sahraoui, Abdelmajid Ben Massoud, Abdelmajid Gribaa, Noureddine Fourati, Abdelmajid Ayed et Abdellatif Romdhani qui ont trouvé en Kairouan une source d'inspiration  pour la création d'œuvres d'art imprégnées d’odeur ancestrale.
L’exposition qui compte quelques 40 œuvres entre photographies et peintures fleure bon l’authenticité.  Surprenante authenticité d’un moment essentiel de notre histoire islamique. Kairouan, ce haut lieu de la culture islamique est l’héritage de nos aïeux transmis de génération en génération est raconté ici en images. Histoire de restituer quelques pages de notre histoire restée intacte et embaumé comme on l’aime de pureté. Mais Kairouan n’est pas aussi la ville islamique qui épure, c’est aussi des Souks, des rues et ruelles enchevêtrées, des us et coutumes ancrés dans notre mémoire collective. Une ville qui inspire par sa musicalité qui émane de partout et de nulle part, par ses matins ensoleillés, par la couleur de ses habitations imbibées de lumière. Kairouan, c’est aussi des hommes et des femmes qui ont construit  pierre par pierre leur ville qu’ils ont offerte à la postérité. Tout cela et bien d’autres sensations s’emparent du visiteur de cette exposition qui durera jusqu’au 14 du mois en cours, du côté de la galerie Yahia.
L’autre élément qui plaît aussi est la différence des styles que dégage l’exposition même si le thème est le même, à savoir, «Kairouan, la terre de la mémoire». Des palettes de couleurs chaudes et froides, des nuances claires et obscures, peintures figuratives et autres à mi-chemin entre figuration et abstraction. Des techniques différentes et des modes d’expression singuliers, le tout renoue avec une capitale des Aghlabides qui nous parait sans âge.  Cela donne lieu à une exposition qui, aux yeux de quelques  visiteurs, est "belle sur une ville encore plus belle...car chacun garde, dans sa profonde mémoire, une certaine nostalgie pour cette ville nimbée de lumière, de mouvement et de couleurs".


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com