Tabagisme : La STEG adopte une stratégie de lutte contre le tabac





La fumée du narguilé est comparable à la fumée contenue dans un gros paquet de cigarettes. Ce sont les conclusions d'une étude présentée récemment dans le cadre d'une conférence autour du thème du tabac dans le cadre d'une stratégie de lutte contre le tabac adoptée par la STEG.

Tunis-Le Quotidien
L'exposé du professeur Joseph Osman, directeur de l'Office français de Prévention du tabagisme, présenté par le Dr Joelle Visier a tenu en haleine un nombreux public dans la salle de conférences de la STEG. Cette conférence s'inscrit dans le cadre d'une action de prévention menée par cet organisme public pour la lutte contre les méfaits du tabac organisée en collaboration avec l'Association Tunisienne de lutte contre le cancer. Comme l'a affirmé le PDG de la STEG «10.000 agents, considérés à juste titre comme la véritable richesse de l'entreprise bénéficient d'une stratégie de prévention et de sensibilisation sur les méfaits du tabac». Une consultation gratuite d'aide au sevrage est assurée par des médecins spécialistes conventionnés avec le Centre Médical de la STEG.
La conférence a permis aux présents de comprendre les mécanismes d'accoutumance aux cigarettes à travers des mécanismes complexes qui se déroulent dans le cerveau.
La dépendance à la nicotine se fait à travers des nerfs de réception qui transmettent la nicotine dont le cerveau a besoin. Pour le sevrage, il est important de comprendre ces mécanismes pour pouvoir atténuer la dépendance et arrêter le tabac progressivement.


Chicha et cigarettes : deux faces d'une même monnaie
Nous avons posé au Dr Joelle Visier la question de savoir si les effets du narguilé (chicha) sont véritablement atténués par le passage du tabac dans l'eau comme le pensent plusieurs fumeurs. La réponse est catégorique. La quantité de fumée et par conséquent de nicotine et de goudron est comparable à celle contenue dans un gros paquet de cigarettes. Les fumeurs de narguilé doivent impérativement revoir leurs comptes à ce sujet.
Le tabac constitue en Tunisie un véritable fléau. Chaque année, il emporte plus de 6000 vies humaines. Un fumeur moyen consacre annuellement un budget de l'ordre de 5% de ses revenus alors que paradoxalement il consacre près de 3% de ses revenus pour sa santé.
Le tabac passif constitue un véritable fléau dans la mesure où la la réglementation en vigueur est claire mais son application peine encore à se mettre en place.


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com