Chambre de commerce et d’Industrie : Accorder aux CCI plus de marges de manœuvre





Le rôle que doivent jouer les Chambres de Commerce et d’Industrie dans l’économie nationale découle, en effet, de leur principale mission en tant qu’intermédiaire entre les différents acteurs économique et les marchés étrangers à travers l’attraction des IDE. Cependant, la marge de manœuvre de la CCI en Tunisie reste infime et il serait important et d’une très grande plus value s’il leur serait attribué davantage d’autorités et de pouvoir. Tunis - Le Quotidien En effet, le financement des différentes institutions à vocation d’assistance et d’aide logistique des entreprises se fait habituellement par le biais des subventions et de soutien financiers accordés par l’Etat. Néanmoins, la nature de l’activité de certaines de celles-ci exigent normalement une manière plus ajustée de financement. Dans ce sens, la Chambre de commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) présente un exemple d’organisme dont le financement qui se fait par les subventions prévoit la révision, comme le préconisait son président M. Jilani Ben M’barek qui nous a transmis son souhait, que le financement de la Chambre soit plus autonome à travers la promotion de ses activités et l’élargissement de sa marge de manœuvre. M. Jilani a avancé tout d’abord que la Chambre de Tunis, qui se présente comme un acteur de première importance dans la coordination et l’animation de l’action entrepreneuriale sur la scène économique du pays, reste cependant, privée de maintes autres autorités qui dans la logique devaient lui être, confiée. Et M. Jilani de s’expliquer en évoquant l’exemple de l’entrepôt réel qui assure le stockage de marchandises importées par les entrepreneurs tunisiens jusqu’à ce que ces derniers achèvent les différentes procédures et formalités douanières. Cet entrepôt est géré, jusqu’ici par une institution bancaire. Toujours d’après le président de la CCIT, cette activité dégénera à la Chambre, si elle lui a été attribuée, une bonne source d’argent de quasi financier ses différentes missions et actions. D’un autre côté, deuxième activité non moins importante concerne l’organisation des foires et des salons commerciaux et professionnels. Ces différents événements qui se répètent tout au long de l’année et en dépit de leurs poids sur le plan d’attraction d’investisseurs et partenaires économiques étrangers se fait désormais sans en prendre en considération l’importance de la participation de la CCI de Tunis et toutes les autres Chambres régionales. Ces organismes très spécifiques qui se dotent de portefeuilles très riches de partenaires économiques locaux et étrangers seront sans aucun doute des intervenants de taille pour garantir à nos foires et salons le succès requis, toujours d’après M. Ben M’barek. M. Ben M’barek évoque dans cette perspective le partenaire européen de la Chambre de Tunis, en l’occurrence Euro-Chambres qui est composé de 1500 CCI, soit l’équivalent de 15 millions d’entreprises de différents secteurs d’activité. Le président de la CCI de Tunis qui s’exclame sur les raisons qui font qu’on néglige des opportunités de taille pareille en empêchant la Chambre d’accomplir son vrai rôle. Et pour finir, M. Jilani Ben M’barek, tout en insistant sur l’importance de la Chambre de commerce en tant qu’intermédiaire dans les actions de partenariat et d’attraction des IDE, et le poids que présentent des CCI étrangères dans leurs pays avance l’exemple de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille qui détient les gros pôles du transport de logistique et de formation dans le commerce dans cette ville par la gestion du port, de l’aéroport et la Haute Ecole de Commerce (HEC) de Marseille. Un exemple à méditer voire imiter. Hassen Ghédiri


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com