La crise mondiale à toutes les portes : Un mauvais temps …qui va passer





Il y a seulement quelques semaines, des spécialistes de tout bord ont été invités sur le plateau de T7 pour parler des retombées de la crise économique mondiale sur notre pays. Et comme par miracle, tout le monde était assurant et rassurant en se basant sur des «données de protection» et des chiffres, des chiffres et des chiffres à n’en pas finir, que le spectateur moyen n’arrivera jamais à décoder. Et de conclure, tous optimistes, que notre pays va être épargné, et que l’économie tunisienne est protégée et va même profiter de la situation pour rebondir…
Cette déduction faite par des professionnels sur le petit écran, n’a certainement pas convaincu ceux qui ont les pieds sur terre.
La crise, on le sait, est mondiale et point final ! Elle est là et elle va toucher tout le monde et tout le monde est loin d’être à l’abri. Mais à chacun de se bâtir une carapace pour au moins limiter les dégâts. Car, il y a dégâts à long terme et la crise qui frappe à toutes les portes, avant de se stabiliser, ressemble au mauvais temps et le mauvais temps, on ne sait pas quand il va s’arrêter. Mais il va s’arrêter. Hier, le secteur du tourisme faisait le bonheur du pays, demain, on n’est pas sûr de ce qui va se passer. Tout dépend de l’évolution, bon an, mal an, de cette crise. Tout comme le secteur du textile, du marché de l’automobile et autres secteurs touchés de plein fouet à travers le monde. Laissons donc le mauvais temps passer et soyons sincères et vigilants sans jeter de la poudre aux yeux.…
Quand le Président de la République s’est en personne engagé pour réunir autour de lui, le 13 février, ses collaborateurs du ministère du Tourisme et ordonner une batterie de décisions afin de booster le tourisme, c’est parce qu’il y a urgence et que tout est flou. Pas de prévisions et rien n’est vraiment sûr. Car cette instabilité économique mondiale est en train d’imposer un autre comportement de vie aux gens. Qui doivent diminuer de leurs dépenses et autres frais de divertissements coûteux, notamment dans leurs déplacements internes comme externes. Après les années fastes (entre 2001 et 2008) d’un tourisme épanoui et leurs chiffres record dans la région, notre pays est donc tenu à préserver le secteur contre les aléas du temps. Surtout qu’il est bousculé par d’autres pays touristiques dans le Bassin méditerranéen, comme le Maroc, la Grèce, l’Egypte, la Turquie. Surtout aussi que notre pays n’a pas les moyens qu’il faut pour viser le tourisme de haut de gamme. Mais là où il peut s’en sortir, c’est en misant sur la formation et sur le service.


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com