Jeunes Virtuoses à Ennejma Ezzahra : Des couleurs et des sons pétillants





Avec ce 5e rendez- vous international, les mélomanes découvriront avec plaisir du 21 au 28 février de nouveaux visages et une nouvelle palette musicale.
Il y a quatre ans, Mourad Sakli, professeur universitaire de musique, luthiste devant l’Eternel et locataire actuel du Centre des Musiques arabes et méditerranéennes (CMAM), a voulu estampiller le haut lieu de Sidi Bou Saïd, de sa petite touche d’harmonie en pariant sur les jeunes pour insuffler une âme vivante le long de l’année. Nous pensons notamment aux «Couleurs Jazz» organisées en novembre de chaque année, à «Mûsîqât» (pour cette année, la manifestation ramadanesque ne va pas se dérouler pendant le mois Saint, mais décalée de quelques jours elle meublera la deuxième semaine d’octobre), aux «Musiciens de Tunisie» du mois de mai et autres soirées éparses de bonnes notes en dehors de ces grands moments.  Le directeur Sakli a voulu donc, outre le côté académique et d’archive, redonner une nouvelle vie au prestigieux centre, doté d’une magnifique salle de poche de 200 places qui plaît aux fins connaisseurs. Très vite, ces moments forts du CMAM, se sont ancrés dans nos traditions. Et chaque fois qu’il y a un festin musical, la foule se déplace avec bonheur et peu importent les saisons au village de Sidi Bou.
Pour l’édition de 2009, on a remarqué d’emblée que le nombre de journées de relâche ont augmenté et que la France n’est pas de la fête. Dommage. «C’est vrai ! Avant, on n’avait que deux jours de relâche et cette année trois, mais le nombre est resté le même. Et pour cause : c’est que les artistes invités ont autre chose sur leur agenda au même moment de notre manifestation. Il n’empêche que j’ai rempli ces journées avec des rencontres intéressantes à l’ISM (Institut supérieur de Musique). Quant à la participation française, nos amis de l’IFC, en raison de leur budget très restreint, ils ne seront pas de la partie. Nous les avons remplacés par les Suisses…», nous a expliqué, au bout du fil, le directeur Sakli.
D’après la note de presse, le menu de l’année est étoffé avec des noms d’ici et d’ailleurs. Des jeunes qui ont de l’avenir et de l’art instrumental à en revendre. Des noms à bien retenir, s’il vous plaît !…

Z.A.

Demandez le programme !

Au programme de cette première manifestation de l’année : le bal s’ouvrira lundi 21 février avec du tuniso-allemand. Leïla Keddous, une Tunisienne de pur sang remplira la première partie de la soirée avec son qanûn jubilatoire. La deuxième partie sera réservée à une bande de jeunes Allemands et la fête est au violon. Dimanche, des Espagnols et des Hollandais se partageront la scène et chacun dans sa spécialité. Puis c’est le grand vide. Trois jours successifs sans rien du tout… Ensuite on reprend le jeudi et la Turquie du violoniste Emri Engin va se tutoyer avec l’accordéoniste russe, Tajigoulov Rouslan. Vendredi, le violoncelliste suisse, Lionel Cottet fera son numéro avant que la belle au hautbois ne soit là. Cristina Napoli, une Italienne comme son nom l’indique sera au rendez-vous. Samedi sera le 5e et dernier jour de la manifestation. On entame le soir avec le Brésil. Pablo Rossi sera au piano et vive la musique classique. Comme on a démarré courtoisement avec une Tunisienne, on tirera les rideaux avec un garçon de quasiment le même âge. Issam Garfi enchantera les airs avec sa flûte enchantée, pardon  traversière (titre de son morceau au programme). 
Bien sûr, tous ces jeunes seront accompagnés par leurs aînés. On pense à Vadim Gladkov, Aylin Erginduysak Cakici, Fusün Guray Regaïeg, Arianna Bonatesta et pour conclure, Sébastien Mazoyer prendra par la main les vedettes de demain pour seulement un bref séjour musical. Soyez au rendez-vous !


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com