Le diagnostic du poète et critique Ali Ouertani





«Actuellement, les points positifs sont liés au travail de Zied Gharsa : recherche, réorchestration, hommages mensuels, soirées réussies et fort bien suivies, lancement des voix attrayantes. Mais, malgré cela, peut-on être satisfait de ce que fait la Rachidia ou y a-t-il encore des choses à revoir ? A mon avis, et c’est le plus important, l’existence de la Rachidia est liée de très près à la création. Or, à part ces relectures et ces réorchestrations d’œuvres revisitées avec talent et plaisir, il y a lieu de reprocher à notre plus vieille association de musique de continuer à ronronner tranquillement en revisitant le patrimoine mais sans l’alimenter et sans le nourrir d’œuvres qui feront le nouveau patrimoine de demain. La création est la base du futur musical de notre pays. Alors que laisserons-nous demain à nos enfants ? La Rachidia ne peut pas se développer mieux en l’absence d’un budget conséquent. Rien ne pourra se faire sans des moyens adéquats. Il y a moyen sans doute de faire mieux, notamment au niveau des sponsors. L’aide de l’Etat existe mais reste la même depuis des années et ne permet pas de passer à la création. Bref, la Rachidia, c’est de grandes ambitions et de petits moyens».


I.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com