Raouf Manjour (Pdt. de la Commission compétition FIBA Afrique) : «Le Maroc désigné en premier»





«A vrai dire, j’ai été désagréablement surpris par un écrit paru sur un journal de la place. J’ai décidé de ne pas répondre, convaincu en mon âme et conscience que le sujet ne méritait pas une quelconque riposte. Mais maintenant que l’opportunité de clarifier certaines zones d’ombre m’est offerte par l'intercession de votre journal, j’y vais tout de go. Je dois d’abord rappeler que la décision de confier ce tournoi zonal en question au Maroc a été prise, en premier, lors d’une réunion présidée par le Libyen Abderrahman Seddik, le président de la Zone Afrique I, comprenant la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Libye, lors du dernier Championnat arabe des nations qui s’est déroulé dans nos murs, réunion à laquelle je n’ai malheureusement pas assisté et dont un PV fait foi. Après quoi, le président de la FTBB m’a contacté pour proposer la tenue de ce tournoi zonal à Tunis. Mais, corrélativement, le Maroc et l’Algérie ont émis le même souhait. Pour démêler l’écheveau, j’ai proposé la Libye lors d’une réunion tenue fin janvier. J’ai, par ailleurs, fait tout en mon pouvoir pour que ce tournoi zonal ait lieu à une période où nos internationaux opérant en Egypte sont disponibles, d’après la suggestion formulée par M. Benzarti en personne. Malencontreusement, la Libye a décidé, par l’entremise de la plus haute instance sportive incarnée par M. Mohamed Gueddafi, de se désister au dernier moment. C’est alors que FIBA-Afrique, tout logiquement, s’est rabattue sur la première décision, celle de confier le tournoi en question au Maroc. Et franchement, quelle que soit la stature d’un membre de la FIBA, fut-il président d’une commission quelconque, il ne pourrait jouir d’un blanc seing total. Il y a toujours les limites au-delà desquelles il ne peut pas s’enhardir. Malgré cela, j’ai pu user d’un pan de mon pouvoir pour choisir les dates de déroulement de ce tournoi au mois de mai, en prenant toujours en considération la disponibilité de Naïm Ben Dhifallah et Amine Rzig.
Ceci dit, de quelle place la Côte-d’Ivoire se prévaudrait-elle sur l’échiquier continental, elle qui possède en le président et son secrétaire général assistant, deux compatriotes on ne peut plus influents ? Ce qui, donc, a été colporté par certains médias, dont une chaîne radiophonique par le truchement du sélectionneur national, m’a réellement touché. Ce n’est pas à mon âge que je recevrai des leçons de patriotisme de qui que ce soit. J’ai la conscience tranquille pour avoir servi mon pays, le sport en général et le basket en particulier, avec désintéressement et abnégation des décennies durant. Et ils sont légion, dieu merci, ceux qui peuvent en témoigner».


Propos recueillis par W.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com