Le dernier face à face : C’était le 9 novembre 2008…





Le 9 novembre 2008, le CA et l’EST se rencontraient pour la 107e fois depuis l’Indépendance. L’Espérance occupait la première place avec 18 points et distançait le Club Africain, troisième, de 5 longueurs. L'EST possédait la meilleure différence de buts (+15) de la L1 grâce à son attaque (21 buts). Sa défense, par contre,  ne venait qu’en  cinquième position avec 6 buts encaissés. L'attaque du CA, sixième du championnat n’avait marqué que  8 buts, alors que sa défense, deuxième (après l'ESS, 2 buts) en a encaissé 4. Ce match, haut en couleur, s’était soldé sur un résultat de parité (2-2). Les buts avaient été réalisés par Tchala (15' et 18') pour le CA et Eneramo (24' sur penalty) et Darragi (29') pour l'EST.
Les formations alignées étaient les suivantes :
EST : Kasraoui, Besala (Z. Derbali), Bekri, Jaber, Badra, Z. Souissi, Hammi, Darragi (Msakni), Teyeb (Bouazzi), Eneramo, Bienvenu.
CA :  Nefzi – El Ifa,  Amri, M. Derbali, K. Souissi , Ouertani, Ben Yahia, Sellami (Hadhria ), Tchala, Dhaouadi (Bouchaâla ), Messaâdi (Maameri)

Transversale : A protéger !

Par Jamel Belhassen
Tous les mordus de football vivent ces derniers jours à l’heure du grand derby de la capitale qui réunit aujourd’hui à l’arène de Radès le CA et l’EST, les doyens de nos clubs, les plus titrés et les plus médiatisés. Leurs fans se trouvent dans toutes les régions de la Tunisie et au-delà des frontières. Chaque match entre les Rouge et Blanc et les Sang et Or suscite intérêt, passion, commentaire et se déroule dans une ambiance très particulière avec un show sur les gradins et une fête chez les vainqueurs qui se poursuivra des semaines entières après le jour J. Alors que le derby se déroule dans les meilleures conditions possibles entre ces deux clubs voisins. Que l’esprit fair-play règne et ce, quelle que soit l’issue de la rencontre. Les scènes de violence, les jets de bouteilles et d’objets, les déclarations belliqueuses, on n’en a que faire. Les auteurs de ce grabuge n’ont pas de place dans le stade de Radès. Gâcher la fête à des milliers de présents et des millions de téléspectateurs serait assimilé à un «crime» contre le football. Alors que les organisateurs et les comités de supporters jouent pleinement leur rôle et protègent ce derby qui constitue la seule lumière dans la grisaille de notre championnat. Les pseudo-supporters, on n’en veut pas.
Le derby sera suivi par plusieurs autres pays arabes. L’image de notre football est en jeu. A bon entendeur, salut.

Pourquoi le derby a été arrêté cinq fois ?

Vous ne le saviez peut-être pas ou vous l’avez peut-être oublié.
 Le derby de la capitale n’a pu connaître son dénouement à temps et a dû être arrêté à cinq reprises. Pourquoi vous interrogez-vous ?
Tout d’abord, dès le match d’ouverture de leur première saison parmi l’élite lors de la première année de l’indépendance.
Le 13 septembre 1955. L’arbitre Hédi Abdelkader a dû interrompu le jeu à la 58’ après avoir expulsé trois joueurs de l’EST. Les règlements interdisant à l’époque à une équipe de continuer à jouer avec huit éléments sur le terrain. Le CA menait au score (2-0).
Le 5 novembre 1966. En raison de l’agression de l’arbitre Lamti par le capitaine clubiste Larbi Touati à la 88’ (le score était 0-0).
Le 1er novembre 1969. Suite à une décision du président de la FTF à l’époque M. Chedly Zouiten jugeait trop flagrantes les erreurs de l’arbitre Touhami. Il a préféré sauver le match d’une... catastrophe.
Le 5 novembre 1972. En raison de l’expulsion de quatre joueurs du CA par l’arbitre Taoufik Ghayaza  à la 87’ (l’EST menait 2-0).
Le 2 novembre 1994. En raison de l’expulsion de quatre joueurs clubistes par l’arbitre Fethi Boucetta à la 72’ (l’EST menait 4-0).


A.D.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com