«Miroir» de Sofiane Safta : Musique sans frontières





Sofiane Safta crée «Miroir». Un album de musique instrumentale reflétant une belle fusion
de plusieurs genres auquel il choisit comme thématique la mer et le désert.
Miroir est enfin né. L’album de musique instrumentale de Sofiane Safta sera prochainement sur le marché . L’artiste, virtuose de la guitare qui s’est fait un nom depuis quelques années, a réussi enfin, à monter sur un CD des morceaux de musique instrumentale, fruit de la fusion de plusieurs genres musicaux: musique traditionnelle, jazz, rock…
Tout a commencé, en fait, lorsque Sofiane se fait pousser par un distributeur étranger pour avoir un témoin de sa musique qu’il fait connaître dans toutes les contrées de la capitale, notamment lors des festivals d’été. Rappelons que l’artiste s’est produit plusieurs fois lors de la fête de la musique et est actuellement le directeur artistique du Festival des groupes de musique amateurs qui se tient chaque année depuis deux ans au centre culturel d’El Menzah 6. Sofiane a une vraie connaissance de la musique orientale (objet de sa formation à l’Institut supérieur de la musique de Tunis) et une capacité formidable à jouer dans des contextes musicaux ouverts. La rencontre entre musique traditionnelle tunisienne, rock et jazz semble pour lui évidente. «En fait c’est le reflet de notre culture qui se trouve par moments traversée par d’autres. Les jeunes tunisiens vivent dans une double culture maghrébine et occidentale. Cela donne de bons résultats si le mélange se fait sans heurts», nous dit-il.
L’artiste crée un répertoire de compositions originales en faisant appel à 30 musiciens entre Tunisiens, Français et Turcs. Grâce à la diversité de leurs origines et notamment à leur appétit musical intarissable ces jeunes parviennent à produire de l’émotion en créant une musique à leur image, sans frontières.

Mona BEN GAMRA

Trois questions à Sofiane Safta

Pourquoi avez-vous choisi « Miroir » comme titre de  votre album ?
Miroir renvoie un beau reflet de mon enfance à Bizerte. J’ai été bercé par les sons des vagues et dorloté par les rayons du soleil dans ma ville natale que j’affectionne énormément. Je veux que ma musique raconte en notes fraîches et légères mon vécu. Autre élément important, les Tunisiens, les Maghrébins d’une manière générale vivent dans une double culture arabe et occidentale. Autant exprimer cela dans une belle musique qui se nourrit de cette rencontre sans heurts, de plusieurs cultures du monde.
Combien «Miroir» vous a-t-il coûté ?
Beaucoup, pour un artiste qui s’auto finance : 8000 dinars tunisiens. En plus dans cet album qui comporte  huit morceaux, je n’ai pas fait appel à la musique synthétique. C’est du life. Et cela coûte cher.
Est-ce que les Tunisiens apprécient la musique instrumentale ?
On a la culture d’écouter de la musique instrumentale. Les Tunisiens appréciaient avant la musique du virtuose Ridha Kalaï qui jouait du violon. Je crois que cette belle habitude est restée ancrée chez les Tunisiens, même si certains sont persuadés du contraire. Mon objectif à moi, ce n’est pas de récolter de l’argent de la vente de mon album. Je veux tout simplement être connu et reconnu de tous. Même des Tunisiens  intellectuellement moyens.


M.B.G.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com