Billet : Le chantier reste ouvert





Par Tahar  El Almi
Les entreprises occupent une place incontournable dans le système productif. Qu’elles soient petites ou grandes, qu’elles soient familiales ou sociétales.
Ce sont elles qui créent des richesses, qui emploient, qui investissent et qui distribuent des revenus.
En période d’euphorie comme en période de crise, ce sont les entreprises qui doivent être ciblées par les mesures appropriées susceptibles d’accroître leur capacité d’adaptation et de transformation.
Dans un monde erratique et imprévisible, surtout en période de crise, dans un pays émergent et ouvert, l’entreprise privée reste le point d’ancrage de toutes les mesures de stabilisation prises par les pouvoirs publics. Aussi bien au niveau de la relance de la demande qu’à celui de la réduction des coûts, notamment financiers.
C’est la raison pour laquelle les autorités monétaires avaient décidé de réduire le taux de l’intérêt de base de 0,75 points. Cette réduction, en se répercutant sur l’échelle des intérêts, se traduirait par une relance de la demande de crédit et de la demande globale, comme elle se traduit aussi par une diminution des charges financières des entreprises.
Ainsi, l’entreprise gagne sur les deux tableaux, sur celui de son activité comme sur celui de ses coûts. Et si les entreprises gagnent, l’investissement et l’emploi gagnent « un plus », qui rend ces entreprises plus compétitives et plus robustes pour affronter les aléas de la conjoncture.
Enfin, il s’agit d’avoir à l’esprit que les charges financières ne sont qu’un élément des charges globales de l’entreprise. Au même titre que les charges salariales. Mais il y a d’autres charges, pernicieuses, parce qu’elles sont insaisissables : ce sont celles inhérentes à des démarches administratives fastidieuses et en tout état de cause obsolètes et peu incitatives à produire, à investir et à employer.
Et à ce niveau, le chantier reste ouvert.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com