Ibn Khaldoun-Senghor : Une belle lettre à traduire





En vue de promouvoir la diversité culturelle et linguistique entre le monde arabe et l’espace francophone, l’OIF et l’Alecso lancent le 2e Prix de la Traduction, Ibn Khaldoun-Léopold Senghor.
Mais il faut vraiment se dépêcher. Car, pour ce deuxième rendez-vous, il y a un léger retard. La date limite de dépôt des candidatures auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) basée à Paris ou auprès de son partenaire depuis 2001, l’Organisation arabe pour la Culture et les Sciences (Alecso), basée à Tunis, vient d’être fixée au 31 mars 2009. Le 1er Prix Ibn Khaldoun-Senghor a été décerné en mars 2008. Cette première édition a eu lieu à Abou Dhabi sous le patronage de Cheikh Hamdane Ben Zaed Al Nahyan, vice-premier ministre des Emirats arabes Unis (EAU) en présence de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie et de M. Mongi Bousnina, directeur général de l’Alecso, qui vient d’être remplacé par un autre Tunisien, M. Aziz Ben Achour, ancien ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine.
«La raison politique en Islam, hier et aujourd’hui» du Marocain Mohamed Abed al Jabri (Editions Découvertes Paris 7) a volé la vedette à tous les travaux présentés lors de cette session et la traduction de l’arabe vers le français est sortie de tout le lot.
Le Prix, on le sait maintenant, s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la Francophonie et l’Alecso dans leur espace culturel respectif. Il s’agit d’un prix qui récompense chaque année, et en alternance, les traducteurs de ou vers l’une de ces deux langues. Ce va-et-vient de libre échange interculturel occupe de plus en plus une place prépondérante parmi les objectifs visés par l’accord signé entre les deux organisations qui ambitionnent un monde plus uni et plus ouvert. Ce prix baptisé Ibn Khaldoun-Senghor, noms de deux écrivains illustres et en même temps deux incontestables symboles du monde arabe et de la francophonie en dit long sur le sérieux et l’exigence de cette récompense qui se veut à l’image des prix Nobel et autres (et pourquoi pas!). Ces noces entre les belles lettres dans la langue de Molière et d’El Moutanabbi sont une heureuse alliance, non seulement entre les deux langues, mais aussi entre les peuples. Qui souhaitent biffer les frontières et par leurs différences, s’enrichir… et non s’éloigner. Pour les traducteurs candidats, ils doivent tenir compte de cette donnée de bases de raison. Bonne chance !

Z. ABID

Le jury de 2009 

Il sera composé du Tunisien Abdelwaheb Bouhdiba, sociologue et directeur de Beït al Hikma de Carthage, de Chehada al Khouri, Secrétaire général de l’Union des Traducteurs arabes en Syrie, Mustapha Kabbaje, rapporteur de l’Académie royale marocaine, Zahida Darouiche-Jabbour, professeur à l’université de Tripoli au Liban, Tahani Omar, présidente de l’Union française du Caire en Egypte et de l’homme de théâtre Raja Farhat
Il est bon de savoir que l’OIF compte 56 Etats et gouvernements et 14 Observateurs de par le monde des francophones. Quant à sa petite sœur, l’Alecso, elle rassemble 22 Etats, tous de la région arabo-musulmane.
Pour plus d’informations : www.francophonie.org ou www.alecso.org.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com