Le Quotidien du cinéma : Doc à Tunis : Au plus près des réalités





Doc à Tunis ou encore «Les rencontres internationales du film documentaire» se tiendra du 1er au 5 avril 2009 dans sa 4e édition.
Il ne faut pas oublier non plus que derrière cet événement il y a Syhem Belkhoja et son équipe de professionnels parmi les universitaires spécialisés en cinéma. On cite notamment Hichem Ben Ammar, le directeur artistique de la manifestation, qui trouve que l’organisation d’un festival sur le documentaire répond à «un réel besoin démocratique, Doc à Tunis apporte une bouffée d’oxygène, une pertinence et un ton dont l’incidence sur l’environnement médiatique commence à se manifester. » Il va sans dire que le documentaire est devenu un format cinématographique à la mode. Mais c’est un cinéma qui se met au plus près des réalités sociales et politiques, d’où son intérêt. Syhem Belkhoja donne le ton en se penchant notamment sur la situation de la femme musulmane, la Chine aujourd’hui, le phénomène de la migration et la guerre qui sévit dans le monde, malaises de la mondialisation et images du monde arabe, thèmes d’une brûlante actualité que des réalisateurs déclinent en films et en approches différentes les unes des autres. Chacun a son regard, pas forcément subjectif, qu’il jette sur une réalité du monde. «Voix du regard» est en effet le thème de cette session de la manifestation qui nous donnera à voir quasiment 50 films. Sans oublier les documentaires classés sous l’inscription «Promesses documentaires» qui sont une sélection de documentaires réalisés dans un cadre associatif et indépendant. Comme quoi personne n’est mis à l’écart dans cette manifestation qui intègre tous les partis pris esthétiques et les penchants des uns et des autres.


Miroir du monde
Dans la catégorie «Migrations et mouvances», on peut découvrir des films qui traitent de l’effet des flux migratoires et mettent au vitriol certaines restrictions qui limitent la liberté de circulation des individus. «Mémoires meurtries» raconte les tragédies qui ont marqué les 20e et 21e siècles. «Musulmanes en mouvement», les films de cette catégorie inscrivent la condition de la femme dans le cadre des mutations qui se sont opérées dans son statut pendant ces dernières décennies. Et ce dans différents pays musulmans tels que l’Afghanistan et la Syrie. «La Chine à nos portes» brosse le tableau riche en changements de ce pays perçu comme une menace par l’Occident. «Malaises de la mondialisation» nous montre les différentes facettes de la mondialisation en passant par les problèmes qu’elle a engendrés : crise économique, menace écologique, faim, etc. «Images du monde arabe» nous renvoie un aperçu sur le documentaire dans le monde arabe à présent. Mais il ne faut pas se leurrer car s’il y a le regard du monde arabe, il y a aussi celui de l’Occident qu’il jette sur l’actualité du monde. Les réalisateurs qui seront présents physiquement ou via leurs œuvres documentaires viendront ainsi de la Belgique, la France, la Suisse, la Tunisie, la Suède, l’Algérie, la Grèce, la Palestine, la Finlande, le Danemark, le Sénégal, la Chine, l’Allemagne, la Hongrie, le Canada, l’Autriche, le Maroc, le Cameroun, l’Italie, la Jordanie et l’Irak.

Mona BEN GAMRA

Festival international du film de l’environnement : Soixante-douze documentaires au menu

Kairouan accueille actuellement le Festival international du film de l’environnement.
«L’environnement de la Femme», c’est le thème choisi pour cette septième édition à laquelle participent pas moins de 72 films documentaires réalisés par des cinéastes des différents pays arabes et étrangers. Parmi les pays présents à ce festival, on cite notamment l’Arabie Saoudite, l’Italie, la Belgique, la France, le Cameroun, l’Espagne, la Russie, le Canada, le Liban et l’Allemagne. Un colloque scientifique international et des tables rondes sont au menu de la manifestation et au cours desquels sera débattue la situation environnementale. Une exposition artisanale sera élaborée par un groupe indonésien en plus des concerts qui seront animés par des troupes de la région. Il est prévu aussi un concours pour des artisans talentueux. Cette compétition sera focalisée sur trois concepts : «le Tapis d’or», «le Tapis d’argent», «le Tapis de bronze». Dix-huit films venus de dix pays prendront part à ce concours qui sera suivi par un jury présidé par le jordanien Fayçal Jaâbi. Cette session comporte également des ateliers de production et d’écriture de scénarios, entre autres. «La femme, l’enfant et l’environnement», tel est l’emblème de cette session qui insiste sur la dimension environnementale et la contribution positive de la femme pour la réalisation des objectifs de développement.


Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com