Frères enlevés par leur père en France: «Nous avons choisi de vivre avec lui en toute connaissance de cause»





Le Quotidien - Agences
Après s’être séparé de son épouse, Catherine Martin, en 1996, Xavier Fortin avait profité d’un droit de visite, 2 ans après, pour fuir avec ses deux fils, Okwari et Shahi Yena.
À la suite de son arrestation, ses deux fils ont constitué un comité de soutien animé par 4 avocats.
Dans Le Parisien, un des conseils de Xavier Fortin précise que son client "ne se considère pas comme un délinquant. Même s’il sait qu’il a commis une infraction pénale. Il est temps qu’il sorte de prison pour que ce conflit s’apaise".
Aujourd'hui, devant le tribunal de Draguignan, Me Julien Bouzerand plaidera cette libération.
Avant de se retrouver devant ses juges, Xavier Fortin recevra ses deux fils en prison.
Ce sera leur première rencontre depuis 7 semaines.
Dans Le Parisien, les deux enfants de Xavier Fortin disent que leur père "n’a rien à faire en prison" et rappellent qu’ils ont choisi de "vivre avec lui en toute connaissance de cause".
Okwari et Shahi Yena ajoutent qu’ils n’ont "vraiment rien à lui reprocher".
Au contraire : "On a eu la vie qu’on voulait et que nous avons choisie avec lui ; On lui doit tout. Notre père a sacrifié sa vie pour notre éducation", ajoutent-ils.
Les deux fils de Xavier Fortin avouent qu’après les vacances de Noël 1998, ils lui ont demandé de ne pas les ramener chez leur mère, dans le Var.
Car disent-ils "chez elle, on a été malheureux pendant 18 mois car on avait une vie comme les autres, dans un appartement. On avait une nounou, notre mère travaillait et ne rentrait que le soir. On était tout le temps malades. On a choisi la vie qui nous rendait heureux".
Okwari et Shahi Yena disent qu’ils étaient jeunes à l’époque, mais qu’ils étaient "parfaitement lucides".
"Rien ne nous fera regretter notre vie d’avant" affirment-ils dans Le Parisien.
Leur père les a bien éduqués, ils avaient classe le matin et l’après-midi, ils vivaient au milieu des animaux.
Mais rappellent-ils : "nous ne sommes pas des marginaux : on sait aussi se servir d’Internet et on n’a jamais été coupés du monde".
Quant à leurs nouvelles relations avec leur mère retrouvée, ils disent : "On s’apprivoise peu à peu…"


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com