M. Hosni Ghali, 1er vice président du CJD chargé des commissions thématiques : «Parfois, il faut savoir s’autocritiquer»





Je pense que le Jeune Dirigeant est confronté aujourd’hui à un certain nombre de difficultés, aussi bien au moment du lancement du projet qu’au niveau de son développement, même si ces problèmes varient d’un secteur à l’autre.
Au niveau financier, le jeune dirigeant rencontre plusieurs difficultés pour l’accès au crédit pour le financement de son projet, puisque les banques et les institutions financières exigent des garanties réelles que le jeune dirigeant ne possède pas dans la plupart des cas, notamment au moment du lancement du projet.
Le jeune dirigeant pourrait rencontrer également un autre problème au niveau de l’accès aux appels d’offres nationaux, pour lesquels on exige de l’entreprise une expérience de 5 ans, alors qu’il s’agit souvent d’une jeune entreprise, même si son dirigeant pourrait avoir une expérience riche avant de la lancer pour son propre compte. Ainsi, je pense qu’il serait plus opportun de tenir compte de l’expérience du jeune dirigeant et pas seulement de l’entreprise, pour lui faciliter l’accès à certains marchés publics.
Ce sont donc deux principaux blocages qui freinent l’évolution du jeune dirigeant. Mais il y a en outre d’autres problèmes secondaires qui représentent des obstacles réels pour le développement de ces nouveaux entrepreneurs.
Parmi ces obstacles, je peux citer la lourdeur des procédures administratives, sources d’une énorme perte de temps, en particulier au moment du lancement du projet. Je crois que l’Administration Tunisienne pourrait réaliser un guide des procédures et le mettre à la disposition des jeunes dirigeants afin de leur indiquer les documents nécessaires, et accélérer, par la suite, les procédures.
Cela dit, il faut avouer qu’on a enregistré depuis quelque temps une amélioration au niveau de la qualité des services administratifs et notamment au niveau de la transparence.
En plus, je pense qu’il y a certains problèmes propres au jeune dirigeant lui-même. A vrai dire, certains jeunes dirigeants souffrent d’un manque de formation et aussi d’information. Il faut savoir, dans ce cadre, qu’une des principales raisons de l’échec de certains projets est le manque d’expérience et de formation du dirigeant lui-même.
Ainsi, je crois que le jeune dirigeant doit compléter sa formation académique par une expérience sur le terrain, être au courant de ce qui se passe autour de lui et aller chercher l’information. Je pense même que le jeune dirigeant doit apprendre, parfois, à s’autocritiquer pour pouvoir avancer.


Propos recueillis par Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com