Tarak Ben Ghzaiel : Regard sur le réel





La révélation de  l’année, Tarak Ben Ghzaiel, signa en 2008 «Lalla Galaa», un documentaire ayant fait le tour de plusieurs festivals à commencer par Doc à Tunis. L’artiste nous réserve bien d’autres denrées rares.
«Lalla Galaa» un documentaire de 20 minutes qui s’attaque à certaines idées reçues qui ont la peau dure. L’œuvre signée par un jeune de l’EDAC (Ecole de l’audio-visuel et du cinéma) en deuxième année, Tarak Ben Ghzaiel, met au vitriol une croyance populaire qui amène certains habitants de Gafsa de la région de «Gtar» à croire à des méthodes miraculeuses pour guérir de la stérilité. «Lalla Galaa» est en effet, le nom de la colline que visitent quotidiennement des centaines de personnes qui suivent le rituel du sacrifice pour chasser les mauvais démons et se soigner de leur stérilité (sic). Le documentaire balance entre humour et gravité et nous renseigne sur des pratiques qu’on croyait à jamais disparues. On le verra peut-être bien sur TV 5 Monde prochainement. C’est du moins le souhait de Tarak Ben Ghzaiel qui récidive avec un autre documentaire non moins intéressant. A 21 ans, Tarak  déplace sa discrétion et ses caméras et va à la recherche de la Vérité. Cette fois il la recherche jusqu’à Tripoli. Son nouveau documentaire qu’il baptise « Le vieillard résistant» sera projeté à Doc à Tunis, session 2009, section «promesses documentaires». Le documentaire qui, à première vue, est une biographie du personnage Aly Ben Khelifa est au fond une quête pressante, nécessaire et impérative de l’identité.  Tarak Ben Ghzaiel jette un regard concerné sur le vécu de Aly Ben Khelifa, d’où le  nom  Bir Aly Ben Khelifa qu’on donne à une région située à 100 km de Kairouan, ville natale du jeune réalisateur. «La première des choses qu’on demande à une personne qu’on commence à connaître est «d’où venez-vous». Cette question me dérange, car jusque-là on n’a pas  pu encore nous défaire du régionalisme. Alors je suis parti à la recherche de mon identité», nous confie Tarak Ben Ghzaiel. Dans ce documentaire le public suit le regard du réalisateur qui l’amène à découvrir le personnage du Gaied (chef) de la tribu «Naffat», Aly Ben Khelifa qui a vécu entre 1804 et 1884. Son tombeau est aujourd’hui à Tripoli. Le réalisateur a suivi les pas de son personnage et a accompagné les images en voix off. Histoire de nous donner des réponses à quelques questions existentielles qu’il s’est posées au tout début. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous avec  «Le vieillard résistant», le 2 avril à Doc à Tunis.


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com