Quand la femme de ménage s’entiche du jardinier !





Une histoire d’amour qui a avorté avant même de commencer, menant de surcroît les deux amoureux derrière les barreaux…


Tunis-Le Quotidien
Depuis le jour où elle a quitté son patelin, dans le Nord-Ouest du pays, la jeune fille, qui n’est plus aussi jeune que ça soit dit en passant, n’a pas cessé de penser aux siens, ses géniteurs en premier, mais aussi ses cinq frères et sœurs. Aussi, n’a-t-elle jamais manqué de leur envoyer une partie de sa paye, une grande partie il faut dire, ne gardant pour ses propres besoins que le strict minimum, juste le nécessaire pour pouvoir se payer certaines extravagances!
Sept ans durant, elle n’a fait en tout cas que subvenir aux besoins des siens, au point de se négliger. Sept longues années passées à sillonner les villas, ne quittant l’une que pour être accueillie à bras ouverts dans une autre. Il faut dire qu’elle a eu beaucoup de chance de ce côté-là, à croire qu’il y avait pénurie dans ce secteur !
Toujours est-il que pour sa dernière prise, la jeune fille allait atterrir chez une bonne dame qui l’a rapidement adoptée ne la privant pratiquement de rien, pour ne pas dire qu’elle l’a choyée carrément, tant et si bien que la jeune fille ne quittait plus les lieux, pour rentrer chez sa tante qui lui a offert le gîte, que lorsque la maîtresse de céans rentrait du bureau. Un train de vie monotone, mais auquel elle s’y est habituée.
Jusqu’au jour où un élément nouveau est venu troubler cette existence, s’agissant de l’entrée dans sa vie d’un jardinier sollicité par ses employeurs pour les besoins de leur vaste jardin. En quelques jours seulement, le nouveau venu est parvenu à embobiner la fille, en employant ce mot magique que toute fille, surtout dans son genre, aimerait entendre !
Aussi, la femme de ménage s’est-elle entichée carrément de ce prince charmant, au point d’exécuter tout ce qu’il lui demandait, même quand il lui a proposé de s’emparer des bijoux de la maîtresse de céans. En rentrant un jour, cette dernière aurait été grandement surprise en constatant la disparition de la femme de ménage qui ne quittait ordinairement son poste qu’au retour de sa patronne. Mue par un mauvais pressentiment, celle-ci est allée directement vérifier le contenu de son coffret à bijoux, où il manquait justement un collier, un cher collier serti de diamants, valant dans les deux mille dinars.
Elle s’est empressée dès lors de porter plainte, accusant logiquement la femme de ménage de l’avoir volé. Arrêtée, cette dernière n’a pu se dérober, avouant son forfait, mettant de surcroît en cause son amoureux de jardinier, lequel est passé lui-même aux aveux rapidement.
Passés récemment en jugement, les deux complices ont été condamnés à quatre ans de prison ferme chacun…


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com