«Doc à Tunis» : La réalité plus forte que la fiction





Un avant-goût de la session de «Doc à Tunis 2009» a été donné hier en présence de nombreux réalisateurs, journalistes, cinéphiles et bien entendu Syhem Belkhoja, la directrice de la manifestation.
Du 1er au 5 avril, «Doc à Tunis». La manifestation reste fidèle à son image forgée depuis quatre ans en tant qu'événement du calendrier du mois d’avril. C’est certain. Mais c’est aussi un événement qui se démarque de notre train-train quotidien culturel, car ici le langage artistique se fait plutôt sans compromis, histoire de passer au vitriol certains aspects de notre société que les autres spécialités artistiques ne se permettent pas. «Doc à Tunis», et ça se sent et ça s’entend, tient à son esprit d’équipe depuis la conception jusqu’à la réalisation de la manifestation et donne, surtout, la possibilité aux jeunes de s’exprimer. C’est ce qu’a signalé Hichem Ben Ammar, le directeur artistique de cette session 2009 «Doc à Tunis donne de la visibilité à des films réalisés par des jeunes. La section «Promesses documentaire» suscite un engouement de la part des journalistes et des spécialistes étrangers». On compte ainsi 9 films dans cette section dont Syhem Belkhoja a tenu à présenter les réalisateurs. Et par souci de cohérence et de didactisme, on enchaîne avec le visionnage du spot des principales œuvres qu’on aura à voir lors de cette session. Les films documentaires que l’on nous propose sont au nombre de 70 au total. Ce sont des œuvres créatives qui témoignent de l’investissement personnel de leurs auteurs. A travers ces visions, des points de vue singuliers sur le monde se tissent, qu’il soit proche ou lointain. «Doc à Tunis» session 2009 réunit cette année cinq lieux culturels, le Théâtre municipal, le Mondial, le 4e art, la Maison de la Culture Ibn Rachiq et le CinemAfricArt. Les films dispatchés à travers ces espaces sont déclinés en 8 thèmes liés à l’actualité nationale ou mondiale dont, «Malaise de la mondialisation», «Mirages de Chine», «Migrations et mouvances», «Images du monde arabe», «Musulmanes en mouvement», etc.


Un regard assumé
Dans la foulée, Syhem Belkhoja a présenté à l’assistance Nadia Jammal et Dorra Mahfoudh qui, depuis quasiment trois mois, ont travaillé au projet «Musulmanes en mouvement». Les deux femmes, féministes d’ailleurs, ont constitué un fonds audio-visuel qui prône l’idée d’un Islam éclairé et tolérant. Les documentaires choisis dans cette catégorie ont été traduits dans l’arabe dialectal et seront diffusés en marge de «Doc à Tunis» dans des maisons de jeunes et de culture et dans des facultés… Des espaces où le débat est possible. «Doc à Tunis» aurait à offrir ainsi, un regard assumé, unique et contestataire des faits qui nous concernent de près. Au-delà de la diffusion des films, fédérer un public autour de cette démarche, contribuer à affiner le goût, n’est pas le moindre mérite de cette manifestation.

Mona BEN GAMRA

L’équipe

Président : Frédéric Mitterrand
Concept et direction : Syhem Belkhodja
Direction artistique : Hichem Ben Ammar
Conseiller artistique : Lyès Besrour
Recherches et documentation : Amira Mahdaoui
Collaboratrice : Delphine Lavau
Attachée de presse : Neila Gharbi
Conception graphique : Digimage/ Semy Ben Slimane

En chiffres

- 70 films documentaires seront visionnés lors de cette 4e édition de Doc à Tunis qui se déroule cette année du 1 au 5 avril.
- 17 nationalités présenteront des films documentaires cette année.
- 2000 spectateurs par séance, c’est le chiffre enregistré depuis la 1ère édition du festival.
- 1500 euros, c’est ce qu’a coûté le film documentaire autrichien «Let’s make money» qui ouvrira cette session du festival.
- 12 films documentaires ont été subventionnés par le ministère de tutelle lors de cette 4e édition.
- 100 films non programmés à «Doc à Tunis» seront visionnés à Ness El Fen en marge de Doc à Tunis pour ceux qui s’y intéressent.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com