Billet : Le printemps de la culture





Une hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on, encore moins le printemps culturel. Mais là, ce n’est pas une, ni deux, ni trois… on ne compte plus les hirondelles qui planent et dansent au dessus de nos têtes et qui font le printemps culturel tunisien ! Pas plus loin d’une semaine, le Festival de la guitare a jeté les premiers rayons du printemps culturel, entraînant des centaines sinon des milliers de jeunes dans la folie des cordes et des percussions de la musique qu’ils aiment. La semaine du cinéma contemporain italien a pris le relais pour nous faire découvrir le souffle du cinéma transalpin d’aujourd’hui, éclipsé encore et à tort par celui des années 70. «Il y a un autre cinéma, une autre réalité que celle des Mastroianni, Manfredi, Gassmann et autres Alberto Sordi, comme acteurs ou Scola, Fellini ou Risi comme réalisateurs» nous confiait, la présidente de Medfilm, co-organisatrice et invitée par l’institut culturel italien.
Effectivement, le public a découvert une autre cinématographie collée à la réalité des villages et villes italiens : des sujets actuels, des clandestins, des amours contrariées, une jeunesse aux abois, une autre qui se cherche, une musique des temps nouveaux, des préoccupations autres… Un cycle rehaussé par une exposition de costumes de la maison Gattinoni qui a habillé de grandes vedettes (Audrey Hepburn, Anita Ekberg…). Toujours au rayon cinéma, le Festival international du film pour enfants (Fifej) a clos dans la joie, à Sousse, sa 8e session ( 22-28 mars). Au théâtre, il y eut la création de Hedda Gabbler au 4e Art, la reprise du Fou à El Teatro. Et, le1er avril, comme un poisson dans l’eau, Doc à Tunis a pris place pour 5 jours (du 1er au 5) pour sa 4e édition, intitulée Voix du Regard. Des dizaines de films ont été projetés, jour et nuit dans 5 salles de la ville. Dans moins d’une semaine on vibrera aux rythmes du jazz avec Jazz à Carthage By Tunisiana avec des découvertes et des talents. Pour annoncer le printemps, il n’y a rien de tel que ce ballet d’hirondelles  pour nous étonner, pour nous exalter.


Hamma HANACHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com