M. Kacem Makhlouf, Président du CJD Monastir : «Le Jeune Dirigeant a besoin de plus de suivi et d’accompagnement»





Selon M. Kacem Makhlouf, les jeunes dirigeants sont confrontés à certaines difficultés, dont la plus importante est l’absence de suivi et d’encadrement après la création de l’entreprise.
Il explique, en effet, que le jeune dirigeant est doté, en général, d’un appui et d’un suivi importants au moment de la création de son projet. Cette assistance disparaît souvent au niveau de la phase de développement du projet, alors qu’il s’agit d’un des importants besoins du jeune dirigeant pour assurer la stabilité et de la pérennité de son entreprise.
M. Makhlouf souligne, dans ce cadre, qu’il faut améliorer le suivi, l’encadrement et l’assistance au jeune dirigeant, du moins au cours des trois premières années après le lancement de son projet.
Le président du CJD de Monastir a précisé, par ailleurs, que le jeune dirigeant trouve plusieurs difficultés pour la réalisation de son étude de marché, en particulier au niveau de l’accès à l’information qui s’avère, souvent, peu fiable et peu pertinente. Et d’ajouter que même les études sectorielles réalisées par les instances de tutelle ne sont pas récentes ni actualisées dans la plupart des cas.
M. Makhlouf propose, à ce propos, de réaliser de nouvelles études fiables et de les mettre à la disposition des jeunes dirigeants, tout en leur facilitant l’accès à ces études.
Au niveau du financement, notre interlocuteur précise qu’il faut aider le jeune dirigeant pour améliorer ses fonds de roulement et réussir son projet. Et de mentionner que le jeune dirigeant, lui-même, doit penser au fonds de roulement bien avant le lancement de son projet, pour réussir.
Outre ces difficultés, M. Kacem Makhlouf note que le jeune dirigeant est confronté, depuis le lancement de son projet, à des charges lourdes d’ordre fiscal, notamment à cause d’une absence d’information et d’assistance de la part de l’administration fiscale.
Il propose, dans ce même contexte, d’adopter certains avantages fiscaux pour le jeune dirigeant, notamment une amnistie fiscale, du moins au cours des trois premières années après le lancement du projet, pour l’aider à développer son entreprise.   
M. Makhlouf met également  l’accent sur l’importance de la mise en place d’une cellule au sein de l’administration fiscale chargée d’aider le jeune dirigeant et de l’assister, notamment au niveau des procédures.


Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com