Festival international des campagnes de prévention routière : 40 pays échangent leurs expériences





Le programme du Festival international des campagnes de prévention routière qui aura lieu sous le patronage du Chef de l’Etat du 09 au 12 octobre 2003 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis a été au centre du point de presse tenu, hier, au siège de l’Association tunisienne de prévention routière. Tunis-Le Quotidien Dans une démarche globale de partenariat, la Prévention Routière Internationale (PRI) et l’Association Tunisienne de la Prévention Routière (ATPR) organisent du 09 au 12 octobre 2003 le Festival international des campagnes de prévention routière qui aura lieu au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis. L’objectif de cette manifestation est d’offrir aux associations et aux experts de la sécurité routière un espace de rencontres, d’échange et de dialogue. Le but est de partager des expériences et des idées novatrices qui sous-tendent des campagnes de sécurité routière, afin de sensibiliser, entre autres, le grand public. Les activités du Festival international des campagnes de prévention routière seront concentrées autour de quatre principaux axes, à savoir la présentation, l’analyse et l’évaluation des campagnes participantes, le concours officiel des campagnes sélectionnées, les activités parallèles dans le cadre d’ateliers, d’expositions et de conférences et l’organisation de séances où il sera question de rendre hommage à une personne physique ou morale qui contribue à enraciner le concept de sécurité routière. Concours Outre l’ATPR et la PRI, plusieurs organismes internationaux vont marquer leur présence à cette joute dont notamment l’Organisation mondiale de la santé, la Croix rouge, le Secrétariat général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur... On cite également la participation de 40 pays dont la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Angleterre, la Finlande, l’Argentine, etc... Le concours officiel des supports de communication lors de ce Festival compte 35 spots télévisés, 3 émissions télé, 35 brochures, 5 CD-Rom, 2 sites web et 19 affiches. Ces différents supports seront évalués par des jurys professionnels en matière de sécurité routière. Les trois meilleures campagnes seront sanctionnées par un diplôme et une médaille. M. Abdelwahab Mahjoub, directeur du Festival international des campagnes de Prévention routière a insisté, lors de la conférence de presse tenue, hier, au siège de l’ATPR, sur l’importance de cette manifestation dans la sensibilisation des usagers de la route, ainsi que les responsables en matière de sécurité et de prévention routière. «Il est impératif de mettre en place une réelle politique de communication en matière de prévention routière où le citoyen sera un acteur dynamique et actif dans chaque campagne de sensibilisation», explique M. A. Mahjoub. Démarche participative «Faire participer le citoyen et l’impliquer davantage dans la démarche préventive lui permettra de prendre encore plus conscience des dangers de la route et par conséquent d’adopter un comportement vigilant et plus attentif au volant», ajoute M. Mahjoub. Plusieurs sujets ont également été évoqués lors de la conférence de presse où il a été question de mettre en cause les textes de lois relatifs à la prévention routière. En effet, plusieurs sanctions ne sont pas encore applicables et certaines ne sont pas très fermes. Ce qui fait que le laisser-aller du conducteur tunisien prend davantage d’ampleur : conduite en état d’ivresse, usage du portable au volant, dépassements interdits, excès de vitesse... Ne nous étonnons pas d’ailleurs si les statistiques relatives aux accidents de la route ont enregistré une augmentation inquiétante par rapport à l’année dernière. En effet, en 2002 et sur 1 million de voitures, on a enregistré 1.700 morts et 16.000 blessés. L’augmentation du nombre de voitures peut être à l’origine de la hausse du nombre d’accidents. Le plus inquiétant à cet effet et en dépit des efforts déployés cet été par les associations en matière de sécurité routière à travers les campagnes de sensibilisation, c’est que le nombre d’accidents semble avoir augmenté. A croire que nos usagers de la route deviennent de plus en plus insensibles aux messages diffusés qu’ils soient audiovisuels choquants ou «soft». D’où la question qui se pose d’elle-même : «Faut-il revoir la politique de communication en matière de prévention routière ? W.H.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com