Cité Ezzouhour : Accueilli par son amie… et deux braqueurs !





C’est la faute à sa bagnole, laquelle lui a joué un mauvais tour au moment où il s’y attendait le moins…


Tunis-Le Quotidien
Originaire de Kasserine, le jeune homme est monté dans la capitale pour vaquer à quelques affaires urgentes. Ce n’est qu’au milieu de l’après-midi, aux environs de seize heures, qu’il a terminé ses courses, décidant dès lors de reprendre la route avant la tombée de la nuit. Or c’était le moment choisi par sa voiture pour faire des siennes !
Le jeune homme a beau tourner et retourner la clé de contact, rien n’y fit, le moteur a refusé de démarrer, en dépit des efforts consentis par le conducteur. En désespoir de cause, ce dernier s’est finalement résigné à prendre contact avec un mécanicien des environs, mais pour aller au devant d’une nouvelle surprise, ou plutôt un nouveau contretemps, dans ce sens que la réparation, lui a-t-on appris, prendrait plusieurs heures !
La mort dans l’âme, il allait prendre ses dispositions afin de passer la nuit à Tunis, mais où finalement ? C’est alors, justement, qu’il s’est rappelé une amie dont il avait fait la connaissance lors de précédentes visites dans la capitale, s’empressant d’ailleurs de la contacter. Par bonheur (ou malheur, c’est selon!) ladite amie était «libre» ce soir-là, l’invitant de ce fait à la rejoindre chez elle du côté de la cité Ezzouhour.
Le bonhomme n’a d’ailleurs pas mis beaucoup de temps pour y arriver sur place, où il fut accueilli à bras ouverts par l’amie, laquelle était accompagnée par une autre jeune fille. Une fois le dîner terminé, il a voulu s’isoler avec son hôte dans une chambre à part, laissant la seconde jeune fille dans le salon vider la bouteille qu’il avait entamée quelques minutes plus tôt.
C’est au moment où il s’apprêtait à «passer à l’action» que deux énergumènes, dont l’un était armé d’un couteau, ont fait irruption dans la pièce, le menaçant des pires exactions s’il ne vidait pas les lieux fissa, n’oubliant cependant pas de le soulager des trois cents dinars dont il était en possession, ainsi que de son portable ! Voyant que le déséquilibre des forces jouait en faveur des intrus, il s’est retiré en calme, mais pour rejoindre le poste de police de la localité afin de porter plainte.
A l’arrivée des auxiliaires de la justice à l’adresse indiquée par le plaignant, les enquêteurs ont trouvé l’un des deux agresseurs encore sur place en compagnie des filles. Amenés dans les locaux de la police, ils n’ont pu qu’avouer leur forfait, la maîtresse de céans indiquant de surcroît que c’est elle qui a appelé ses deux amis pour simuler ce braquage «intramuros»…


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com