Enseignement supérieur : La création d’un syndicat autonome divise les universitaires





Réunis au siège de l’UGTT, l’écrasante majorité des universitaires ont opposé un veto à la création d’un nouveau syndicat autonome.


Tunis-Le Quotidien
L’accord sur des «maigres» augmentations salariales spécifiques au profit de quelque seize mille enseignants du supérieur, signé le 23 janvier dernier entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le Bureau exécutif de l’UGTT, continue à faire des vagues à l’université. Invités par la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS) à débattre des retombées de cet accord controversé la majorité des universitaires ont exprimé leur attachement à la « préservation de l’unité de la représentation syndicale» du secteur, en réaction aux tentatives de certains de leurs confrères de créer un syndicat autonome. «Nous renouvelons notre confiance dans le bureau exécutif de la SGERS (NDLR : syndicat regroupant les différentes catégories d’enseignants affilié à la centrale syndicale), lequel n’a ménagé aucun effort en matière de défense des intérêts de la corporation», ont indiqué les participants à la réunion dans un communiqué. Et d’ajouter : «La création d’un syndicat indépendant de l’UGTT ne constitue nullement une solution de nature à mettre fin à la perte de vitesse que connaît l’action syndicale au sein de l’université», insistant sur la nécessité d’un «resserrement des rangs».
Les universitaires ont, toutefois, appelé à la restructuration de leur syndicat à travers la création de sections régionales et à la détermination d’un calendrier de négociations avec le ministère de l’Enseignement Supérieur sur la révision des statuts des différentes catégories d’enseignants (technologues, enseignants chercheurs, maîtres de conférences …), selon la motion publiée à l’issue de la réunion.


Accusations
Une quarantaine d’universitaires ont annoncé, début mars dernier, la création d’un syndicat autonome suite à la signature par le Bureau exécutif de l’UGTT d’un accord sur des augmentations salariales spécifiques dans le cadre des négociations sociales. Des augmentations que les gens de la profession jugent "en deçà de leurs revendications".
Outre la contestation des montants des augmentations, les universitaires avaient dénoncé l'attitude du bureau exécutif de l'UGTT qui a , selon eux, agi "loin du respect des pratiques démocratiques" en «omettant de consulter le Bureau exécutif du FGESRS».
Du côté du Bureau exécutif de l’UGTT, on estime que la contestation est «infondée», d’autant plus que les augmentations salariales ont été obtenues suite à des «négociations laborieuses» avec le gouvernement, qui avait justifié la révision à la baisse des montants des augmentations accordés aux enseignants par de fortes pressions sur le trésor public en raison de la mauvaise conjoncture internationale.


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com