M. Karim Aouij, Membre du bureau national du CJD, chargé des relations avec les structures d’appui : «Le JD doit être encadré par un autre JD plus expérimenté»





A l’instar de certains autres jeunes dirigeants tunisiens, M. Karim Aouij  pense que la première difficulté rencontrée par le jeune patron, est le manque d’assistance financière et de suivi, après la création de son entreprise.
Il estime, en effet, que le jeune dirigeant est en train de faire face à un problème de crédibilité vis-à-vis des banquiers tunisiens qui exigent des garanties réelles pour l’appuyer financièrement et lui permettre d’assurer le développement de son projet.
M. Aouij explique que le jeune dirigeant est doté d’un appui illimité au moment de la création de son entreprise, mais cet appui disparaît au niveau de la phase de développement, sachant que des études ont montré qu’un projet ne devient  rentable qu’après cinq ans, en moyenne, à partir de sa création.
Il ajoute que ce comportement de la part des banquiers démoralise les jeunes dirigeants et représente, dans plusieurs cas, un des principaux facteurs de leur échec.
M. Karim Aouij soulève, également, le problème des charges fiscales lourdes durant les premières années du lancement du projet, appelant à un assouplissement fiscal en faveur des jeunes dirigeants pour les aider à assurer la pérennité de leurs projets.
Notre interlocuteur souligne, sur un autre plan, que le jeune dirigeant souffre également d’un autre problème, celui des retards de paiement notamment quand il s’agit de projets réalisés pour le compte de clients privés ou même des institutions publiques. Il ajoute que ce problème affecte la solidité financière du jeune dirigeant et met en question sa crédibilité.
Au niveau de la formation et de l’encadrement, M. Karim Aouij, précise que le jeune dirigeant souffre d’un manque d’information sur certaines questions. Il note, par ailleurs, que la formation doit être assurée par un autre jeune dirigeant plus expérimenté pour permettre aux nouveaux venus dans le monde des affaires d’avoir une idée plus complète sur les éventuels problèmes qu’ils rencontreraient.
Dans ce contexte, M. Aouij conclut qu’il demeure très important de rapprocher le milieu universitaire à celui des affaires afin d’expliquer aux futurs jeunes dirigeants les conditions et les défis auxquels ils seront appelés à faire face après la fin de leurs études.


Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com