Tunis : De trois à vingt ans pour les cambrioleurs d’une bijouterie !





Cambrioleurs de père…en fils, serait-on tenté de dire. Et pour cause, puisque le géniteur n’a pas hésité à jouer le rôle du complice !


Tunis-Le Quotidien
Cette affaire a eu lieu deux ans plus tôt, et dont le point de départ fut un cambriolage perpétré dans une joaillerie située à Souk El Berka. Tout a commencé lorsqu’un jeune homme aurait eu l’idée de s’attaquer à la bijouterie adjacente à la boutique dans laquelle il travaillait dans ce souk de la Berka. Il savait cependant pertinemment qu’il lui était impossible de réaliser ce projet en agissant en solo.
Depuis le moment où cette idée avait germé dans son esprit, il n’a d’ailleurs pas cessé d’y penser jour et nuit. Finalement, un beau jour la lumière allait jaillir soudainement dans sa petite tête, et sans perdre de temps il est allé voir son paternel pour solliciter son aide. Le paternel en question ne s’est nullement dérobé, trouvant au contraire le projet réalisable, mais il fallait le préparer dans ses moindres détails et avec la plus grande minutie. Aussi, allait-il s’attacher le service de deux autres jeunes hommes, mis désormais dans le coup et dans la confidence. Mais c’était lui qui tirait les ficelles.
Le jour des faits, ou plutôt le soir, le quatuor est ainsi passé à l’action, le fils jouant pour ainsi dire le rôle principal, dans la mesure où il est allé frapper à la lourde portière du souk, puisqu’étant connu du gardien. Le fils n’a trouvé de ce fait aucune difficulté pour convaincre le vigile de le laisser passer sous prétexte qu’il avait oublié ses papiers dans la boutique. Il allait par la suite profiter d’un moment d’inattention dudit vigile et aller ouvrir discrètement la portière, permettant ainsi le passage de ses trois complices, lesquels se sont attaqués au pauvre gardien, agressé puis ligoté !
Le reste n’était dès lors qu’un jeu d’enfant, les trois jeunes forçant la porte de la joaillerie, cependant que le vieux est resté de faction, faisant le guet. Ils ont pu ainsi s’emparer d’un joli butin estimé à quatre-vingt mille dinars. Or deux semaines plus tard, la bande des quatre est tombée dans les mains des enquêteurs, ceux-ci parvenant même à récupérer la totalité du butin.
C’est lundi dernier qu’ils sont passés en jugement, le fils, principal instigateur, écopant de vingt ans de prison ferme, tandis que son géniteur a eu droit à douze ans, cependant que les deux autres complices ont été condamnés respectivement à huit et trois ans de prison ferme…


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com