Mourad Ben Mahmoud, membre du CJD, chargé des relations avec l’Université : «Il faut apprendre aux jeunes à être des responsables»





A l’instar des autres jeunes dirigeants, M. Mourad Ben Mahmoud estime qu’il existe encore certaines lacunes à remédier pour permettre au JD d’accroître son développement en Tunisie.
M. Ben Mahmoud pense, en effet, que le premier obstacle, aujourd’hui, est l’absence d’une culture d’entrepreneuriat et de leadership chez le jeune dirigeant lui-même. Ce dernier découvre cette culture au moment même de la création de son projet. C’est ainsi, qu’il se trouve obligé de perdre énormément de temps pour apprendre cette nouvelle culture et à faire face à plusieurs difficultés managériales pour assurer la réussite de son projet.
Selon notre interlocuteur, ce problème doit être corrigé à la base, avec la mise en place d’un système d’enseignement qui permet au jeune de faire des exercices d’apprentissage de la culture du management et d’entrepreneuriat, au lieu de lui apprendre à être un bon exécutant simplement.
Il ajoute, dans ce même cadre, qu’il y a un problème de culture de formation et d’information chez les jeunes tunisiens. Ceux-ci devraient apprendre à réaliser des recherches et à être responsables dès leurs études pour pouvoir réussir leurs carrières professionnelle et réussir en tant que dirigeants.
Outre le problème de la formation et de l’enseignement, M. Mourad Ben Mahmoud souligne que le jeune dirigeant est appelé, aujourd’hui, à faire face à un autre problème non moins important, à savoir celui du financement et des charges fiscales lourdes au début de son activité.
Il explique, en effet, que le jeune dirigeant souffre de l’absence d’une assistance financière, après le lancement de son projet. Cet handicap représente un des principaux freins au développement de ses activités.
Dans ce contexteIl invite les fonds d’investissement et les SICAR à prendre plus de risque aux côtés du jeune dirigeant et à s’impliquer avec lui dans le développement de son projet.
Pour ce qui est de la fiscalité, notre interlocuteur estime qu’il faut aider davantage le jeune dirigeant en lui réduisant les charges fiscales, du moins au cours des trois premières années suivant le lancement de son projet.


Propos recueillis par Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com