Pépinières d’entreprises : Pour des projets à haute valeur ajoutée





Considérées comme un nouveau mécanisme porteur d’accompagnement des jeunes promoteurs diplômés de l’enseignement supérieur, les pépinières d’entreprises contribuent au développement de l’initiative privée. Quelles réalités et quelles perspectives pour ce mécanisme? Tunis - Le Quotidien En marge de la 13ème rencontre nationale “Jeunes et entreprises”, une conférence a été organisée, hier, sur le thème “l’esprit d’entreprendre et la promotion de la petite entreprise”. A cet effet, les différents intervenants dans le secteur de l’emploi mais aussi de l’enseignement supérieur, sont unanimes à souligner l’apport considérable des pépinières d’entreprises créées au sein des établissements universitaires. Celles-ci et bien que ne fournissant qu’un matériel logistique de base, fournissent une assistance louable aux jeunes diplômés et promoteurs en herbe en les accompagnant dans l’exécution de leurs projets. Grâce à un ensemble de services, les pépinières d’entreprises offrent l’opportunité à ces jeunes promoteurs de bénéficier d’une formation, d’un encadrement, ainsi que d’incubation de projets et surtout d’expertise et de diagnostic Réalité des pépinières M. Chiheb Bouden, de l’Université Tunis El Manar, a focalisé son intervention sur les réalités et les perspectives des pépinières d’entreprises. Ainsi, en plus des pépinières fonctionnelles actuellement, il est prévu la création de 13 nouvelles pépinières durant les dix années à venir ainsi que 10 parcs technologiques. Ces derniers constituent un espace propice pour le développement des entreprises surtout lorsque celles-ci ont une vocation innovante. Cependant, M. Bouden pense que les pépinières requièrent davantage d’information et de médiatisation, de manière à ce qu’elles puissent créer plus d’animation à même de se faire promouvoir et promouvoir les projets. “Nous voulons des projets à haute valeur ajoutée, souligne M. Bouden. Et par la même occasion, les pépinières d’entreprises ont, désormais, besoin d’une mise en réseau à l’échelle nationale et internationale d’un côté et une mise en relation avec les différentes composantes du tissu économique, d’un autre côté. Par conséquent, il importe en ce moment de développer la capacité d’accueil de ces pépinières qui frisent la saturation. Et si le besoin de créer et de développer des technopôles se fait sentir, il faut également penser à un statut spécifique pour les pépinières d’entreprises afin qu'elles soient autonomes et compétitives. M.K. Petites entreprises, grand apport… Le secteur du travail indépendant a enregistré une évolution importante durant la dernière décennie. Ainsi, le nombre des promoteurs qui s’installent pour leur propre compte a augmenté de 22,7% en 1994 et de 24,5% en 2001. Les petites entreprises occupent, à cet effet, une place de choix dans la composition et la structure du tissu économique tunisien. Elles représentent, en effet, 90% du total des entreprises de production et de services, et emploient environ 25% des travailleurs. Les petites entreprises contribuent également à la réalisation de 37% de la valeur ajoutée et assurent environ 50% des salaires des familles.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com