Rencontres chorégraphiques de Carthage : Quand la high-tech explore le langage du corps !





La 8e édition des Rencontres chorégraphiques de Carthage se veut très branchée. C’est autour de "La danse et nouvelles technologies" que  des dizaines de danseurs causeront avec leurs corps du 1er au 9 mai.
Lancées il y a déjà huit ans, les Rencontres chorégraphiques de Carthage ont réussi à s’imposer dans le paysage culturel tunisien, attirant l’attention des danseurs d’ici et d’ailleurs. Servant de plate-forme pour promouvoir les artistes tunisiens et instaurer un échange fructueux entre les chorégraphes et les directeurs des festivals, cette manifestation en est aujourd’hui à sa 8e session. "Pour la nouvelle édition, nous avons voulu intéresser non uniquement nos danseurs mais surtout nos ingénieurs en informatique, nos designers, nos architectes…Toute une génération qui accorde une grande importance aux nouvelles technologies. Les infrastructures ou les habitudes de travail tunisiennes ne sont peut-être pas celles que connaissent les chorégraphes et les techniciens que nous avons invités. Mais, je considère que pour nos danseurs, c’est une vraie chance pour voir de près et se faire une idée de ces œuvres chorégraphiques d’une magie et d’une sophistication extrêmes" a noté Syhem Belkhodja, la directrice artistique de ce festival lors d’une conférence donnée hier au Théâtre de la ville de Tunis.
Pour la journée d’ouverture, le comité d’organisation de la 8e édition a choisi de commencer les célébrations par un premier spectacle qui sera donné à l’espace "Ness el Fen" à partir de 17h00. Un avant-goût pour une soirée sophistiquée et bien rythmée avec "Standing waves" de Bud Blumenthal, qui sera donné à partir de 18h30 à la salle le 4e Art et "De deux points de vue", une chorégraphie exécutée par le Ballet de Lorraine où "la chorégraphe belge Michèle Noiret s’interroge sur les liens entre les danseurs et leurs images amplifiées", a expliqué la directrice de l’édition.


Vivement la technologie !
Quatre espaces accueilleront plus de 180 artistes qui vont présenter non uniquement des chorégraphies mais aussi animer des workshops, dont un colloque traitant de l’usage des nouvelles technologies dans la conception chorégraphique et celle de concevoir des installations afin de faire bouger de plus en plus plusieurs espaces. "Nous proposons aux habitants d’El Menzah 6, des installations très originales. Aujourd’hui, la danse est une expression ouverte sur tous les espaces. Les danseurs se produisent non uniquement sur les scènes des théâtres mais aussi dans les garages, les rues… On danse partout", ajoute-t-elle.
Le public découvrira, lors de cette session, les nouvelles chorégraphies des danseurs tunisiens comme Ahmed Khemis, Hafidh Dhaou, Aïcha M’barek… qui ont fait leurs premiers pas vers le public dans le cadre des premières éditions des "Rencontres chorégraphiques de Carthage".  Pour les artistes étrangers de renom, on peut citer Hervé Robbe qui se produira le 2 mai au Théâtre de la ville de Tunis, Armando Menicacci qui animera plusieurs ateliers avec les jeunes, le célèbre chorégraphe Rizzo et d’autres dont les noms seront dévoilés dans les jours qui viennent.
Quant à la soirée de clôture prévue officiellement le 7 mai, au Théâtre de la ville de Tunis, à partir de 20h30, elle verra la présentation de "Traces" par la compagnie "Mulleras". Notons que d’autres chorégraphies réalisées dans le cadre des ateliers seront présentées les 8 et 9 du mois prochain pour le bonheur des passionnés du corps et de ses langages !


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com