Parti Démocratique Progressiste : Une dissension sur fond de divergences sur la ligne politique poursuivie





Vingt-sept cadres du PDP ont présenté lundi leur démission de cette formation de gauche suite à un désaccord latent sur la ligne politique adoptée par le parti.


Tunis-Le Quotidien
La cohabitation  entre les différents courants idéologiques au sein de Parti Démocratique Progressiste (PDP) s’avère de plus en plus difficile. Après avoir enregistré le départ de certaines figures appartenant à la tendance libérale, dont notamment Chedly Zouiten, cette formation de gauche  bâtie en 2001 sur les cendres du Rassemblement Socialiste Progressiste (RSP), vient de connaître une nouvelle scission. Vingt-sept cadres, dont le secrétaire général adjoint du parti et membre du Bureau politique du parti, Mohamed Goumani, ont présenté lundi leur démission.
Ces démissionnaires parmi lesquels figurent aussi trois autres membres du Bureau politique (Fethi Touzri, Habib Boaâjila et Abdelaziz Temimi) ainsi qu’une dizaine de membres du comité central,  justifient leur décision par la "difficulté de la cohabitation démocratique" entre les diverses tendances qui traversent le parti depuis 2001, année de la tenue d’un congrès marqué par la "cooptation" de plusieurs militants proches des mouvances religieuse, libérale, progressiste et nationaliste. Autant dire des courants idéologiques antagonistes.


Désaccord
Les démissionnaires notent également, dans un communiqué adressé à la secrétaire générale du parti, Maya Jeribi, qu’ils n’approuvent pas la ligne politique "fondée sur des revendications maximalistes" adoptée par le parti, écartant toute possibilité d’un "redressement" de la situation.
Selon eux, les rapports tendus entre la direction du parti et les pouvoirs publics s’avère inefficace au vu du climat politique général.
Le communiqué des membres mécontents précise, par ailleurs, que leur décision de quitter les rangs du parti intervient après plusieurs tentatives visant à aboutir à un consensus démocratique sur une nouvelle ligne politique plus modérée et efficace.


Regrets
Les démissionnaires précisent, d’autre part, qu’ils ne se retireront pour autant pas de la vie politique nationale. "Nous continuerons à contribuer à l’élaboration d’un projet  politique de nature à consolider le processus démocratique et à développer l’action de l’opposition dans notre pays", indiquent-ils.
En réaction à cette nouvelle dissension, la secrétaire générale du PDP a déploré, dans un communiqué publié hier, le "retrait" de ces cadres "malgré l’attachement du parti à être un espace qui rassemble les opinions divergentes dans le cadre du respect des règles démocratiques". La première femme à diriger un parti politique en Tunisie a, néanmoins, souhaité aux  partants la possibilité de "trouver d’autres espaces où ils pourraient contribuer à la réforme politique dont le pays a besoin".


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com