C.A. : Ben Chikha poursuivra l’aventure





«Jamais deux sans trois», dit le dicton. Ben Chikha sera le coach du CA pour la 3e année consécutive. La nouvelle ne peut qu’être bien accueillie par le large public clubiste. Après la traversée du désert, après ces multitudes de saison qui se terminaient en eau de boudin, après ces désillusions qui auraient dû vider les travées des «Rouge et Blanc», les titres sont revenus. Plus que les titres, c’est cette flamme renaissante qui anime la grande famille clubiste.
Il a fallu si peu de choses pour en arriver là : un staff technique qui a trouvé le soutien de ses responsables dans les moments difficiles et qui a pu mettre en application son programme ; des conflits d’influence et des animosités qui ont laissé la place à plus de sagesse ; une association cherchant plus que jamais à rester fidèle à sa philosophie et à retrouver ses valeurs les plus identitaires. Bref, il a été mis un terme à l’embrouillamini qui a parfois régné en maître sur le Parc A.
Pourtant, le CA sait que son destin n’est plus entre ses mains, que le titre de l’année dernière qui a valeur de symbole peut prendre le chemin du quartier d’en  face. Cela ne changera pas grand chose. Le CA n’est plus un colosse au pied  d’argile. Certes, les accessits ne contenteront jamais les nombreux fans clubistes, mais ces derniers sont conscients de la réalité de leur club, du travail réalisé par leur coach.


«C’est mon club !»
L’antidote au poison mortel de la suspicion a été trouvée. Quand les fans clubistes ont vu Abdelhak Ben Chikha suivre un match de Coupe Arabe de l’Espérance, de surcroît, dans la loge d’un ex-président de l’EST, en l’occurrence Slim Chiboub, ils se sont certes posés des questions, mais ils n’ont jamais douté de la loyauté de leur coach. Pour la minorité composée des mauvaises langues, des cyniques, les furets et les perfides, le probe Abdelhak Ben Chikha explique magnanimement : «Depuis le temps que je vis en Tunisie, je me suis fais beaucoup d’amis dans le monde du sport et ailleurs, heureusement. Et ils ne sont pas tous Clubistes. Slim Chiboub en fait partie et j’ai énormément apprécié son geste. Le C.A. est mon club et je m’y investis corps et âme. J’ai toujours fait mon travail avec professionnalisme et droiture et je connais mes devoirs. Je ne suis pas né clubiste, mais je n’ai jamais trahi le CA et je ne le trahirai jamais. La polémique, ce n’est pas mon style, cependant, j’ai ma vie privée et ma dignité».
La mise au point est on ne peut plus claire. Après tout le sport est un facteur de rapprochement. Entre le CA et l’Espérance, il n’y a qu’un pas. Frères ennemis, mais pour 90 minutes. La proximité est telle que l’on n’a pas d’autre choix. La rivalité transcende les deux clubs et contribue au progrès du football tunisien.
A propos des rumeurs de son départ et des multiples offres qu’il a reçues de divers cieux, Ben Chikha coupe court à toutes les supputations : «J’ai été sollicité, c’est vrai, mais mon aventure avec le CA va se poursuivre. Que nous gagnions le titre ou non, je serai là l’année prochaine».
Clair, net et sans bavures. Le reste n’est que fioriture et littérature. Ben Chikha a une nouvelle fois éconduit toutes les sirènes attrayantes d’où qu’elles viennent. Parler du CA en usant du terme «mon  club» dénote l’attachement de Ben Chikha à un club et à un public qui lui vouent un grand respect.


Trois bons joueurs en renfort
C’est une reconnaissance réciproque. Ben Chikha a trouvé un terrain favorable pour vivre des moments mémorables. Mais pour le “peuple” du CA, pour reprendre une expression qui lui est chère, Ben Chikha a été l’électrochoc qui a secoué un club asthénique. Entre Ben Chikha et ses dirigeants, la confiance est de mise et c’est le plus important. Ces derniers savent qu’ils ont à faire à un gagneur né qui ne se contentera pas d’autres choses que de victoires et de nouvelles joies.
Reste que pour ce faire, le technicien a besoin des moyens de sa politique. A défaut, et c’est ce qui se passe actuellement, Ben Chikha sera contraint d’appliquer la politique de ses moyens. En bref, le CA a besoin d’un minimum de trois bons joueurs, un par poste, tout en conservant les meilleurs actuellement. Il faudra casser la tirelire, et si les mécènes clubistes n’ont pas la main proche de leurs poches, le public qui viendra certainement encore plus nombreux pour voir jouer une équipe scintillante, voire conquérante la remplira en deux temps trois mouvements.
En attendant, place au match de Jendouba. Ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ?…


A.S.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com