Le face-à-face Benzarti – Rehim : L’école monastirienne à l’épreuve !





La demi-finale de demain opposera l’EST à l’USM, mais aussi deux techniciens issus de l’école monastirienne Benzarti et Rehim.
Même si les deux entraîneurs n’appartiennent pas à la même génération, Benzarti étant de loin, mieux rompu aux dures batailles, aux challenges et aux matches-titres, leur opposition de demain revêt un aspect bien particulier. Chacun dans son style, et disposant d’une équipe qui possède ses spécificités propres, va chercher à damer le pion à son adversaire du jour. Faouzi Benzarti, depuis son arrivée au Parc B, a réussi à doter son équipe d’une force de caractère inouie, d’une faculté d’adaptation et de surpassement qui ont valu à l’EST des succès à répétition, malgré le marathon de rencontres des dernières semaines. Et puis, habitués aux titres, Benzarti et ses joueurs ne se laisseront pas faire facilement, malgré la possible fatigue engendrée par la succession des engagements. Encore une fois, Faouzi Benzarti optera pour le pressing, le dédoublement sur les ailes et sur la  tactique de Darragi conjuguée à la puissance d’Eneramo, sans oublier l’abattage de Korbi et Souissi. 
Lotfi Rehim, lui, évolue avec son USM en challenger. Une situation qui lui va comme un gant, dans la mesure où il optera certainement pour les contres, face à une Espérance conquérante. Et s’il arrive à récupérer Ben Abdelkader, l’homme orchestre qui sort d’une blessure, les ouvertures et les balles arrêtées peuvent constituer pour lui les armes fatales. Le match aller, joué sur cette même pelouse d’El Menzah est encore vivace dans les esprits, et les statistiques montrent bien que l’USM est l’une des équipes les plus efficaces dans le domaine des balles arrêtées. Et comme Faouzi Benzarti n’est pas né de la dernière pluie, il y a de fortes chances d’assister, demain après-midi, au jeu du chat et de la souris, mais tout dépendra aussi  de la valeur du plan mis en place et surtout de l’application des joueurs, car il leur appartient directement de transformer les conceptions de leur entraîneur en réussite. 
Autrement dit, toutes les parties prenantes semblent prêtes pour ce face à face et nous suivrons avec une certaine curiosité le duel à distance entre Benzarti et Rehim, entre l'expérience et l’ambition, entre un Monastirien, qui a déjà réussi sa carrière et un autre en train de la bâtir.

Jamel Belhassen

Le coach sang et or : «L’U.S.M., c’est du solide»

La demi-finale de la Coupe de demain face à l’USM et le refus du BF de la FTF de reporter l’ultime journée du championnat ont constitué les principaux thèmes développés par Faouzi Benzarti lors du point de presse d’hier en début d’après-midi. A propos de la rencontre de demain, le technicien sang et or a rappelé que: “Fidèle aux principes, l’EST procède match par match. La préparation au rendez-vous de demain a été ordinaire. L’USM est à prendre très au sérieux comme tous les adversaires. C’est l’une des meilleures équipes du pays et dans un match de Coupe, la vigilance est plus que nécessaire”. Quant au refus du BF de reporter de 24 heures la 26e journée, le technicien sang et or n’y est pas allé de main morte: “C’est du jamais vu. Un BF est censé défendre les intérêts des clubs tunisiens qui représentent le pays dans les joutes internationales. Une victoire finale rejaillit positivement sur tout le foot tunisien même sur le CA ou l’ESS. J’ai toujours défendu les couleurs nationales. Le WAC, L’ES Sétif ont eu droit au report de leurs matches, pourquoi pas, l’EST. Et puis, un jour de plus ça ne gène personne, à moins qu’il y a d’autres raisons inavouées. Il y a anguille sous roche, c’est évident. Pour l’heure, l’EST se porte bien et on fera tout, pour aller au bout de nos intentions”. C’est dire que le coach espérantiste est surpris , voire désappointé par la décision du BF de maintenir la 26e journée au 12 mai.


J.B.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com