C.A. : Le nouvel état d’esprit





Le championnat de la L1 aborde son ultime virage et le titre n’est pas encore joué. Le CA, champion en titre, n’a pas encore abdiqué, même si son destin n’est plus entre ses mains.
Et pour cause, le club de Bab Jédid est actuellement le moins bien nanti des quatre plus grands clubs du pays.  Et si l’équipe est encore là où elle est, encore à se battre jusqu’à l’ultime soupir, elle le doit en grande partie à la ferveur populaire qui l’entoure.
D’autres, n’auraient pas résisté à autant de contrecoups. Cette saison, les absences prolongées de Mouihbi pour blessure et Alexis pour situation administrative non réglée, les blessures de fin de saison de Dhaouadi, puis de Souissi et Messaâdi qui n’ont pas eu le temps nécessaire pour bien récupérer, soit que des éléments de base de l’effectif clubiste ont chamboulé les plans et le tableau de marche de Abdelhak Ben Chikha.
Pourtant, en dépit de tous les obstacles, le CA est toujours là, menaçant. Le bruit de ses bottes dérange et l’Espérance pousse un ouf de soulagement après chaque match gagné. Les Clubistes lui mettent la pression.
Défense du titre, défense des couleurs, mais surtout défense d’une notoriété.  Le CA est une école où certaines valeurs viscérales ne sont pas prêtes de changer. Jouer sans entrer dans les comptes d’apothicaire en a toujours fait partie. Les Clubistes ont été battus par le CSHL, bousculés par le ST. C’est ce comportement qui doit toujours prévaloir. Pour ceux qui suivent régulièrement le championnat d’Angleterre ou le championnat d’Espagne, entre autres, ils vous diront que c’est monnaie courante, que c’est la règle. Des clubs à la rivalité ancestrale se rendront service indirectement, sans entrer dans la moindre considération.
Le sport n’est-il pas une philosophie ? Le coach étoilé, Rohr qui s’est bien trempé dans l’ambiance tunisienne vient de mettre le doigt en plein dans le mille : «En Tunisie, on ne connaît du football que la victoire. La défaite n’existe pas …» Jouer le jeu est désormais mal interprété. Heureusement que beaucoup de clubs font de la résistance. Au CA, l’année dernière a été édifiante et il n’est pas question de baisser les bras. Il ne faut surtout pas avoir de regrets. Il reste un match et autant le terminer sur une note gaie. Le reste, s’appelle destin…
Ben Chikha résume en quelque sorte la situation actuelle : «Il existe deux types de motivation. Une motivation matérielle et une motivation de conviction. Au Club Africain, c’est cette dernière qui est de mise. En dépit de tous les aléas, en dépit de tous les obstacles, en dépit de tout ce qui peut se dire, le CA fait toujours acte de présence pour défendre son titre. Contre Jendouba, nous jouerons avec la même humilité, avec le même respect de l’adversaire. Nous essayerons encore une fois de faire prévaloir notre état d’esprit».
Avant cette dernière ronde, le coach clubiste a accordé un petit repos à ses joueurs afin de leur permettre de recharger leurs accus après les sueurs froides et les difficultés du match contre le ST. Il s’agit aussi de récupérer les joueurs traînant des blessures. Bref, la priorité est accordée à ce dernier match de la saison face à J.S.. Tout le reste viendra après …


A.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com