Baisse du niveau des eaux de la Mejerda : Enfin, le retour au calme !





La baisse du niveau des eaux de la Mejerda durant le week-end dernier a permis aux habitants des régions bordant cet oued de reprendre haleine.
Les pluies torrentielles qui se sont abattues tout au long du mois d’avril sur de nombreuses régions de la Tunisie ont suscité des émotions paradoxales aux cœurs des habitants de villes et villages que traverse cet oued. Pour les agriculteurs, ces fortes précipitations sont des promesses d’une bonne saison et d’une récolte abondante, vu que la baisse de la température diminue la prolifération des maladies fongiques, ce qui permet aux céréales particulièrement, de continuer leur croissance. Quant à la direction régionale des barrages et des grands travaux hydrauliques, les dernières pluies ont comblé le déficit pluviométrique, enregistrant un excédent très important. D’ailleurs et  pour le mois de février 2009, le volume d’eau a atteint les 377 millions de mètres cubes répartis à hauteur de 361 millions de m3 pour les barrages du Nord, 4 de millions m3 pour les barrages du Centre et 12 millions de m3 pour les ouvrages du Cap Bon.
Ces indicateurs positifs et rassurants sur l’amélioration des réserves totales en eau ont suscité d’autres réactions où l’inquiétude est le mot clé. Car en voulant éviter de remplir les barrages de l’extrême-nord du pays, pour atténuer le risque, en cas de fortes pluies, les autorités ont choisi d’évacuer les eaux. Revers de la médaille, certaines régions du gouvernorat de Jendouba, comme les cités «Ettimirya», «Ezzahoua» et «Jedaïda» du gouvernorat de la Manouba ont été inondées. La montée du niveau de la Mejerda a engendré des infiltrations des eaux dans les cités, semant la peur et rappelant les images tristes causées par les inondations de 2007. Les habitants de «Henna», une petite localité de la ville de Jedaïda, ont vécu de longues et pénibles nuits, craignant le pire. Bien qu’il ait eu une mobilisation totale de la part des autorités locales et régionales et le suivi du niveau des eaux dans ces zones, la population a choisi de suivre attentivement la montée des eaux.
Durant des jours, l’oued Mejerda a fait l’actualité des citoyens… On ne parle que de l’oued, on suit ses nouvelles pour prendre les précautions nécessaires en cas de débordement causant généralement une interruption de la circulation… Durant le week-end dernier, le niveau d’eau a baissé et la Mejerda semble retrouver son calme habituel… Un calme tant attendu par les habitants de ces régions qui ont pu enfin reprendre souffle et retrouver leur rythme habituel. Reste une question: où en est-on du projet de gestion intégrée du bassin de la Mejerda, lancé par le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques en collaboration avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) ?


Imen ABDERRAHMANI  




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com