M. Abderrazzek Mezhoudi, membre du CJd chargé du développement régional : L’administration et le financement, encore et toujours !





Il semble que la lourdeur des procédures administratives et les difficultés de financement freinent encore l’élan des jeunes dirigeants tunisiens.
 C’est ce que l’on peut déduire des propos de M. Abderrazzek Mezhoudi, qui pense que les prestations administratives restent en deçà des attentes des jeunes dirigeants, surtout au moment de la création de leurs entreprises.
En effet, selon M. Mezhoudi, la lourdeur des procédures administratives constitue, jusqu’à maintenant, un obstacle majeur au niveau de la création des entreprises, notamment dans les régions. Il estime qu’il s’agit d’un problème de mentalité chez certains agents administratifs. M. Mezhoudi souligne, dans ce même contexte, que les lois et les réformes de l’Administration Tunisienne existent dores et déjà, «mais il y a un problème au niveau de leur application.»
Outre cette lourdeur des procédures administratives, M. Abderrazzek Mezhoudi, précise que le jeune dirigeant trouve plusieurs difficultés au niveau de l’accès aux marchés publics à travers les différents appels d’offres publics. Il explique que l’Administration Tunisienne exige une expérience riche, dont le jeune dirigeant ne dispose pas, pour pouvoir remporter ces appels d’offres. Notre interlocuteur insiste sur l’importance d’appliquer la loi relative à la réservation d’une partie de ces marchés publics aux jeunes dirigeants.
Sur un autre plan, M. Mezhoudi affirme que le financement représente, également, une des principales difficultés pour les jeunes dirigeants, d’autant que la plupart des banques tunisiennes sont des banques commerciales et exigent des garanties réelles pour le financement des projets.
Et de mentionner que la Banque de financement des PME exige, certes, des garanties sur le projet seulement, mais ses partenaires des autres banques exigent parfois certaines garanties réelles, notant qu’il s’agit d’un vrai obstacle pour le jeune dirigeant.
Parallèlement à ces problèmes, M. Mezhoudi pense qu’il existe un autre au niveau de la culture d’entreprise chez le jeune dirigeant. « A vrai dire, il y a un certain manque de motivation et d’initiative chez le jeune dirigeant », explique-t-il.
Il note, ainsi, qu’il faudra améliorer le niveau de la formation et essayer de créer un esprit d’entrepreneuriat chez l’étudiant notamment à partir de l’Université.


Propos recueillis par Mohamed ZGHAL 




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com