Réunion annuelle des Bourses arabes : L’intégration des Bourses arabes, solution à la crise financière?





La réunion annuelle de l’Union des Bourses arabes s’est tenue récemment à Casablanca, sous le thème «Les bourses arabes entre enjeux du présent et défis de l’avenir», a permis de mettre en exergue les points communs entre ces dernières, mais aussi et surtout de créer l’occasion de discussions parallèles entre les différents présidents de ces places financières sur des sujets relatifs aux partenariats possibles pour mieux affronter la crise boursière et en sortir au plus vite.
Présidents de bourses, responsables des organismes régulateurs, et autres acteurs des places financières devront entre autres, lors de cette réunion, mesurer les effets de la crise sur les marchés de la région et explorer les pistes de solution pour la contourner. De même cette rencontre a  mobilisé un parterre d’hommes d’affaires, d’institutionnels et de banquiers de la place.
Les bourses arabes commencent à envisager l’importance de l’intégration financière entre elles, et ce, après s’être inscrit dans une dynamique de croissance en termes de capitalisation boursière, d’attraction des investissements directs étrangers et de contribution à la relance de la croissance économique de leur pays.
 Cette intégration  apparaît comme un moyen susceptible de dynamiser l’investissement, d’assurer une meilleure mobilisation de l’épargne et d’attirer une partie des capitaux arabes investis dans les marchés étrangers. Il s’agit, certes, des cotations croisées susceptibles de réduire les coûts de financement pour les entreprises domestiques souhaitant lever des fonds à travers la bourse. Mais également, dans un contexte de convergence des rendements de capitaux sur les marchés mondiaux, les investisseurs internationaux seraient disposés à diversifier leurs portefeuilles en misant sur les marchés financiers arabes qui présentent un rapport risque/ rendement intéressant.
Plus encore, les marchés boursiers arabes peuvent constituer une alternative face à l’effondrement disproportionné des bourses occidentales dans le contexte de crise actuel. Car, la coopération entre les bourses arabes est une aspiration qui n’est pourtant pas inaccessible au vu de leur unité historique, culturelle et linguistique et des potentialités économiques et humaines considérables dont elles jouissent.
La  32ème assemblée annuelle de l’Union des Bourses arabes, s’est  réunit sur fond de crise internationale, elle avait pour objectif de sonder le terrain, mesurer les effets de cet ouragan financier sur les marchés de ses membres, explorer les pistes de solution pour contourner la crise et continuer sur la voie de l’intégration arabe.
 
600 milliards de perte
Les places financières arabes ont été directement impactées par la chute des prix du pétrole. Les indices boursiers, qui ont baissé de 5,15% par rapport à la moyenne mondiale, n'ont pas chuté plus que la moyenne enregistrée dans les pays émergents.  Il convient de mettre en place des instruments et des mécanismes de prévention, de régulation et de réforme pour pouvoir lutter contre les irrégularités.
L'UBA, qui réuni, actuellement, les responsables des bourses de 15 pays et de 8 autorités régulatrices ainsi que 25 membres affiliés, a été créée en 1978 pour consolider et développer les liens de coopération et de coordination entre les institutions économiques des pays de la région et pour encourager l'investissement interarabe.


Bassem SEBAI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com