Transversale : Du grec pour apprendre… les règlements !





Il a fallu attendre l’arrivée et la prestation de l’arbitre grec Kalopoulos lors du match EST - USM pour se rendre compte enfin, que les règlements ne servent à rien et qu’il vaut mille fois mieux les ignorer...
Telle fut l’attitude de la plupart des spécialistes (techniciens, consultants...) qui, le temps d’une déclaration ou d’une analyse, oublient ou font semblant d’oublier des principes qu’ils défendaient quelques instants auparavant. Tel fut le cas, à titre d’exemple, de notre ami Khaled Hosni qui estime que l’arbitre grec a été trop sévère et n’aurait pas dû se comporter ainsi avec le staff technique espérantiste. Or, ce même consultant n’a jamais cessé de condamner les agissements des dirigeants et des techniciens au bord de la touche et parfois sur le terrain et il a toujours reproché aux arbitres tunisiens leur passivité dans de telles situations. Les principes changent-ils d’un match à l’autre, selon le nom du vainqueur ou du vaincu ? De même, on reproche à l’arbitre d’avoir expulsé un joueur dès les premières minutes du jeu. Or, l’application des règlements s’impose à tout moment et des joueurs ont été exclus dès les premières secondes dans une coupe du monde, que dire alors d’un match ordinaire ? Le seul reproche qu’on peut faire à l’arbitre c’est d’avoir ignoré un penalty évident en faveur de Bienvenu, une erreur qui aurait pu changer le cours du match, et ce second carton jaune sorti au nez du défenseur monastirien Ayari dont le geste devait être sanctionné directement par un carton rouge. Pour le reste, l’arbitre a été irréprochable et lorsqu’on parle de leçons grecque, on pense surtout au courage et à la fermeté de ce referee au moment où nos arbitres se font parfois prier pour imposer leur propre respect sur le terrain. Et puis, comment ose-t-on critiquer le choix d’un arbitre grec qui, encore une fois selon notre brave ami Khaled Hosni, vient d’un pays où le football est de qualité modeste. Sans être une nation de football, nous lui rappelons tout simplement que la Grèce a été champion d’Europe en 2004 et a battu les meilleurs. De grâce alors, faisons notre boulot sans induire les gens en erreur...
Pour l’Espérance, une élimination en Coupe n’a rien de scandaleux ni d’alarmant puisque l’équipe est encore très proche de deux importants titres. De même, Abdi ne doit pas être «diabolisé» pour ce geste déplacé. Il a dérapé, mais on doit également penser que durant cette période difficile et éprouvante, les nerfs sont à fleur de peau et les joueurs, très sollicités, cèdent parfois à la nervosité. Que cette expulsion lui serve de leçon pour l’avenir...


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com