Molestées sous la menace d’une hache !





Des moments de frayeur et de désarroi vécus samedi dernier par une jeune femme et sa fille.


Tunis-Le Quotidien
On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise, bien qu’on soit à quelques encablures  de chez soi ! C’est en tout cas la mésaventure vécue samedi dernier par une jeune femme et sa fille alors qu’elles étaient sur le chemin du retour après avoir effectué une visite de courtoisie à des parents.
La femme en question avait en effet décidé, une fois ses obligations ménagères accomplies, d’effectuer une visite à des parents habitant du côté de la cité Ezzahrouni, qu’elles n’ont plus vus depuis un bon bout de temps. Parties au milieu de l’après-midi, elles ont été retenues jusqu’aux environs de dix heures du soir, songeant à ce moment-là à prendre congé de leurs hôtes et à rentrer chez elles.
Les deux jeunes femmes ont d’ailleurs choisi d’effectuer le trajet à pied du moment qu’elles habitaient la cité Ezzouhour, juste à quelques encablures. Pour ce faire, elles étaient cependant obligées de traverser des rues et autres ruelles pratiquement désertes à cette heure-là. Savaient-elles seulement qu’elles allaient aux devants d’une mésaventure, sinon aux devants d’une mauvaise surprise!
C’est dans une des ruelles sombres qu’elles ont été en effet accostées par un individu armé d’une hache et dont les intentions ne prêtaient, semblait-il, à aucune équivoque. S’attaquer en effet de la sorte à deux jeunes femmes désarmées dans un tel endroit ne laissait présager rien de bon ; bien au contraire il fallait s’attendre au pire !
Ce pire s’est d’ailleurs matérialisé dans les secondes qui suivirent l’apparition du bonhomme, puisque ce dernier n’a pas tardé à menacer les deux pauvres passantes, complètement terrorisées non seulement par l’apparition de l’assaillant et son air lugubre, mais également par l’arme tranchante qu’il exhibait fièrement.
Soumises, elles ont dû dès lors se laisser faire sans le moindre mouvement de défense; le pouvaient-elles d’ailleurs ! L’agresseur a pu ainsi œuvrer tranquillement pour les soulager de deux colliers et trois bagues en or, d’une centaine de dinars, sans compter le portable de la jeune fille, laquelle a fini par tomber dans les pommes pour être transportée d’urgence à l’hôpital le plus proche où elle a reçu les soins nécessaires.
Parallèlement, les agents de la police judiciaire de Sejoumi, saisis de l’affaire, allaient épingler le malfaiteur deux heures seulement après avoir commis son forfait. Ils ont pu ainsi récupérer les deux colliers et le portable, se saisissant également de l’arme du crime, mais le bonhomme a eu le temps de vendre les trois bagues, sans compter qu’il a dilapidé plus de la moitié de la somme d’argent. En tout cas l’interrogatoire se poursuit dans les locaux de la police judiciaire…


Mansour AMARA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com