E.S.T. : Champion de Tunisie 2009 : Le talent et la rigueur





Après moult hésitations, l’Aigle a décidé d’atterrir à Bab Souika. Un fief qu’il connaît assez bien et qu’il retrouve après trois ans d’émigration.
Il faut bien avouer que le trophée de champion est allé chez celui qui l’a le plus recherché. En effet, malgré quelques faux pas en cours de route, l’Espérance  a toujours cru en sa bonne étoile. La conviction d’être en mesure de monter, sur la plus haute marche du podium a commencé à ... Sousse.
Lors de la dernière journée de la phase aller quand l’Espérance est allée battre l’Etoile dans son antre grâce à un but d’Eneramo.
Possédant ce soir là six points d’avance sur l’E.S.S. le club sang et or a commencé à y croire, il y a eu en cours de route, lors de la phase retour, des faux pas parfois “ridicules” comme ces points perdus à Béja, à Jendouba ou devant le CSHL à El Menzah avant le revers essuyé lors du derby face au CA.
L’EST a vite repris le leadership une semaine après, à la faveur de l’échec du CA contre le CSHL. Les Sang et Or ont fini par croire que le trophée du championnat leur court derrière. Et ce petit point d’avance sur le CA qui est revenu en force est resté inchangé jusqu’à l’ultime journée de ce fameux 13 mai. Un chiffre 13 qui a porté bonheur aux camarades de Kasraoui... Tiens, ce Kasraoui là, il doit être le joueur le plus heureux du groupe. Car à un certain moment il a été durement critiqué pour des erreurs commises à Béja et devant le CSHL qui ont coûté quatre points précieux dans la course au titre et qui ont redonné espoir aux poursuivants qui ne demandaient pas tant.
En tout cas, l’œuvre espérantiste est le fruit de toutes les parties, à savoir l’administration menée discrètement mais de main de maître par  M. Hamdi Meddeb qui n’a pas lésiné sur les moyens pour doter le club des moyens financiers et humains nécessaires, par son vice-président Badine Tlemçani,  toute l’administration dirigée par le vétéran Ameur Bahri, le staff technique à commencer par Cabral, en passant  par Kanzari, Dos Moraïs et enfin Benzarti, les joueurs qui ont pris part à toutes les rencontres ou à certaines d’entre-elles avec comme chefs de file. Eneramo le buteur et le “Hercule” des seize mètres, Darragi l’artiste, Souissi l’infatigable, Chammam le généreux... Sans oublier les blessés et les malchanceux Mahjoubi, Letifi et Mzali, pour ne citer qu’eux. Et bien sûr ce merveilleux public qui a toujours été présent même lors des moments  difficiles. Peut-être que sans lui, les joueurs n’auraient jamais eu cette grinta et cette volonté d’aller jusqu’au bout de la souffrance et du chemin qui mène vers le sacre.
Le plus rassurant dans cette enième conquête aux couleurs sang et or c’est que le groupe se compose dans sa majorité de jeunes joueurs dont l’âge ne dépasse pas les vingt  trois ans. Msakni, Darragi, Echeikh, Bouazzi, Chammam, Besala, Chammari, Souissi, Korbi, Ayari ont encore de longues années devant eux et les arguments nécessaires pour contribuer à d’autres succès nationaux et continentaux.


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com