Journée Mondiale de l’Hypertension : Ce sera le fléau du 21e siècle





Comme chaque année et à pareille période, médecins, spécialistes et pharmaciens se réunissent pour parler de l’hypertension artérielle, une maladie qui tue les hommes et les femmes, en silence et sans merci.


Tunis – Le Quotidien
Quand ces spécialistes (d’ici et d’ailleurs) se donnent rendez-vous, la veille de la Journée Mondiale de l’Hypertension (qui aura lieu cette année demain, dimanche 17 mai), c’est pour braquer les feux sur cette grave maladie qui ne cesse de tuer. C’est donc l’occasion, pour les professionnels non seulement de discuter entre-eux à huis clos, mais aussi de sensibiliser davantage les femmes et les hommes et à pousser les patient(e)s à contrôler d’une façon régulière leur tension artérielle, à prendre surtout leur état de santé au sérieux, en suivant à la lettre le dosage de leurs traitements. Selon les dernières estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS), une personne adulte sur quatre à travers le monde, est affectée par l’hypertension artérielle (HTA). C’est beaucoup ! «On est de plus en plus choqués par ce nombre qui ne cesse de monter en flèche !», crient de leur côté les organisations concernées. Il est donc nécessaire de parler, chaque fois que l’occasion se présente, de cette «maladie silencieuse et mortelle» à la fois, et de se mobiliser à tous les niveaux afin de faire face aux cardiopathies «ischématiques» et de tenter enfin de réduire l’ampleur de la calamité. Demain, les Tunisiens s’y mettent et Une journée Portes ouvertes Sel et Hypertension artérielle aura lieu à Tunis-City (Géant). Le choix de cette grande surface n’est pas un pur hasard. Car, ce jour-là, l’affluence est grande et il y a plus de chances pour sensibiliser le plus de gens. Mais auparavant et en collaboration avec les laboratoires Novartis (qui traitent par leurs produits plus de 15 millions de la population mondiale affectée) et la Société tunisienne de Cardiologie et de chirurgie vasculaire (STCCC) qui ont organisé hier matin à Tunis un séminaire interne, des spécialistes seront invités aujourd’hui à traiter le thème de l’année : le sel. Pourquoi le sel ? En cas d’abus, le sel n’assaisonne plus nos petits plats préférés, mais il devient l’ennemi numéro un de l’homme et c’est lui qui favorise le plus l’HTA.


Le sel, un minéral vital, mais à consommer avec modération
Pour assurer l’équilibre hydrique à l’organisme, les besoins de l’homme en sel ne doivent pas dépasser les 3 grammes par jour. Or, d’après l’OMS qui recommande tout au plus 5 grammes, nous consommons quatre fois plus. Le risque des maladies cardiovasculaires est grand. A l’échelle mondiale et à cause de l’HTA, on n’enregistre pas moins d’un milliard d’hypertendus. 7 millions de personnes meurent chaque année. En Tunisie, le taux est aussi très élevé. Près de 34% de la population tunisienne, âgée de plus de 35 ans, sont hypertendus. C'est-à-dire que plus du tiers est concerné par la maladie. D’après l’INS, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes. Les gens de la ville souffrent plus que les habitants de la campagne. Ceci nous conduit à nous pencher sur l’hygiène de l’alimentation. La rencontre d’aujourd’hui à l’hôtel Laïco (ex Abou Nawas Tunis), une initiative de la Ligue mondiale contre l’hypertension, abordera, sans aucun doute, une batterie de thèmes en lien avec l’HTA. Au programme : des conférences et des ateliers sur les accidents vasculaires cérébraux, la prise en charge hygiéno- diététique de l’hypertendu, le stress- dépression, le traitement disponible… Les professeurs qui y participeront, évoqueront un cocktail de recherches et des médicaments nouveaux.
«Pour vivre plus longtemps, l’hypertendu doit tout d’abord être conscient de sa maladie, l’accepter, vivre avec, et suivre minutieusement le traitement prescrit (au cas par cas) et une sévère hygiène de vie», conseillent vivement les spécialistes.

Z.A.

Qu’est-ce que l’HTA ?

Si cette maladie n’est pas traitée, elle peut conduire à un mauvais fonctionnement des organes vitaux de l’homme. Surtout le cœur, le cerveau et les reins. Avec le temps, les artères sont obstruées d’où l’aboutissement soit à l’infarctus (lorsque cela se produit au niveau du cœur), soit à un accident cardiovasculaire (lorsque c’est le cerveau qui est touché), soit à une insuffisance rénale si ce sont les reins qui sont affectés. L’hypertension est de plus en plus fréquente en Tunisie. La prévention reste le meilleur moyen de lutter contre cette maladie, devenue un véritable problème de santé publique.   




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com