La finale confiée à un trio arbitral tunisien : Une distinction fallacieuse





Ce qui a l’air d’un plébiscite est, à tout bien penser, une insulte confinant à l’ignominie pour l’arbitrage tunisien.
Nous n’avons qu’à supposer que les protagonistes de cette apothéose, aient eu pour noms l’EST, l’ESS ou le CA. Les instances suprêmes du foot tunisien auraient-elles eu le mérite, le courage en fait, de confier les destinées arbitrales de cette finale à un trio tunisien ? Sans le moindre atermoiement, nous répondrions par la négative.
Par faiblesse, par pusillanimité pour ne pas faire dans la dissonance, elles se seraient soustraites à cette noble responsabilité sous laquelle elles croupissent impuissamment. Aurions-nous eu, nous autres Tunisiens de tous bords, meurtris et lacérés jusqu’à notre chair par la couardise fédérale face à ces escogriffes du circuit sus-mentionnés, comme acteurs, comme actants de cette 53e édition, encore une fois l’EST, l’ESS ou la CA, la FTF se serait dérobée de son libre arbitre ou aurait apposé son total acquiescement à leur demande expresse de recourir à un directeur de jeu étranger. Quelle aubaine donc pour nos augustes édiles fédéraux, comme touchés, une fois n’est pas coutume, par la grâce providentielle, qu’il y ait sur le plateau du joyau de la Méditerranée un novice répondant au nom de l’USM, novice en référence à son palmarès et non aux connotations mélioratives de son passé et de son cheminement historique, et à celui du CSS, un véritable mastodonte en fait de notre paysage footballistique, mais un club sage et sagace qui, quand bien même appartiendrait au cercle hermétique des prétendus quatre grands, n’a jamais vraiment dérangé.
Comme en témoignent les derniers développements, ceux ayant donné à voir le report préjudiciable de la dernière journée pour le CSS, tenu le lendemain, de mettre le cap sur l’Angola dans le cadre de la Coupe de la CAF, avec les conséquences dommageables que tout un chacun connaît.
Quelle était la nationalité pour tout dire, des corps arbitraux des dernières éditions où l’EST, l’ESS, le CA étaient partie prenante ?
Un Allemand, un Espagnol...
Alors, un arbitrage tunisien pour USM - CSS ? Applaudissons à l’unisson. Niaiserie et ingénuité mises à part.


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com