Baya – Souayeh : Deux noms… une propagande !





La méforme inquiétante de Slim Ben Achour, le régisseur titulaire de l’E.N, n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre et d’animer les conférences de presse de Roger Lemerre. Depuis quelques semaines, les noms de Zoubeir Baya et Skander Souayeh reviennent sur toutes les langues, d’une manière qui n’exclut pas l’existence d’une propagande visant à réintégrer ces deux joueurs en sélection. Cette attitude n’a pas manqué d’irriter le sélectionneur national qui a tout prévu sauf de faire appel à ceux qui ont déjà tourné la page de l’E.N A vrai dire, ceux qui s’élèvent aujourd’hui pour exiger le retour de Baya et Souayeh semblent avoir la mémoire courte. Primo, ils doivent se rappeler qu’au lendemain du Mondial 2002 au Japon, une nouvelle ère a été engagée avec l’arrivée de Roger Lemerre, et on a fait comprendre à certains joueurs (Sellimi, Baya, Thabet, Souayeh, Bouzaïène...) qu’ils ont tant servi la sélection et qu’il était temps de laisser la place à une nouvelle génération. Ce consensus, du reste logique, a été unanimement accepté et les joueurs concernés ont même reconnu qu’il s’agissait d’une décision sage et objective. Secondo, on constate malheureusement que certains ont vite oublié que l’ambiance au sein de l’E.N., avant l’arrivée de Lemerre, était malsaine et la guerre des clans y était franchement déclarée. D’ailleurs, Baya et Souayeh ont fait partie de la sélection qui a disputé le Mondial 98 en France où les joueurs ont fait “de leur mieux” pour virer Henri Kasperczak et faire régner leur loi avec le soutien d’autres parties hostiles à l’entraîneur national à cette époque. L’Union sacrée menacée Aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé et l’ambiance semble de plus en plus sereine et saine. Ce changement n’est pas étranger à la forte personnalité de Lemerre et à l’adhésion totale du Bureau fédéral à ses principes. Du coup, on s’est retrouvé avec un entraîneur qui tient solidement les rênes et ne tolère aucun dépassement. Et si on va oser lui imposer la convocation d’un tel ou tel autre joueur, le risque de voir cette union sacrée au sein du groupe éclater deviendra réel. Sachant que Lemerre n’est pas du genre à se laisser forcer la main, il vaudra mieux éviter d’engager un bras de fer à un moment où l’E.N. a besoin de plus de soutien et de sérénité à quelques trois mois de la CAN. Il faudrait également préciser que cette propagande, soutenue malheureusement par l’émission télévisée “dimanche sport” qui a lancé l’idée, concerne deux joueurs appartenant à deux grands clubs (E.S.S, et E.S.T). Aurions-nous assisté à un tel tapage si d’autres bons joueurs, évoluant dans d’autres clubs de moindre envergure, avaient mérité d’être sélectionnés ? Sûrement pas, et on ose ici rappeler qu’à la veille du Mondial 2002, Oussama Sellami, le joueur le plus en forme lors de la préparation, a été écarté pour des raisons médicales obscures et que Ben Chouikha et Ben Younès ont été ignorés alors que Zitouni a été sélectionné alors qu’il n’avait dans les jambes qu’un seul match disputé sans que ces mêmes gens ne bronchent. Dès lors, on comprend aisément les raisons qui ont déclenché cette propagande, visant à écarter Ben Achour ainsi que d’autres professionnels manquant de soutien public à l’instar de Chedli, Nafti, Brahem et même Boumnijel. Il est désolant de voir resurgir des réflexes qu’on croyait enterrés. Nul ne peut douter des qualités techniques de Baya et Souayeh, mis il s’agit avant tout d’un principe que tout le monde est appelé à respecter. Autrement, ce sont des intérêts particuliers qu’on va servir, avec, au bout du compte, les mêmes résultats néfastes qu’on a pris l’habitude de cueillir. A bon entendeur salut... Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com